Épisode n°25 - L'émotion : la nouvelle voie de la performance sportive - Delphine Auber

Des notes d'épisodes

L’émotion n’est pas un frein : c’est le moteur de toute performance. Dans cet épisode de Healthwise, Noémie Jobard reçoit Delphine Auber, coach émotionnel sportif, pour explorer le rôle fondamental des émotions dans la performance athlétique. Loin d’une approche uniquement technique, physique ou mentale, cette conversation propose un autre regard sur la performance sportive, en mettant en lumière l’intelligence émotionnelle comme un véritable levier stratégique.

Delphine Auber partage son parcours et explique pourquoi la connaissance de soi est, selon elle, la première des victoires. Ensemble, elles mettent en lumière les limites d’une idée encore très répandue dans le sport, notamment dans le coaching mental : celle qu’il faudrait maîtriser ou contrôler ses émotions pour performer. À l’inverse, cet échange montre comment accueillir, comprendre et utiliser ses émotions permet de gagner en confiance, en équilibre et en sérénité. Ponctué d’exemples concrets, de jeux et d’outils, cet épisode invite à explorer ses émotions et rappelle que chacun(e) d’entre nous peut développer et entraîner son intelligence émotionnelle quel que soit son niveau ou sa discipline. Des clés précieuses à appliquer dans le sport, mais aussi dans la vie quotidienne.

À propos de Delphine Auber
https://www.delphineauber.com/
Instagram @delphine.auber

À propos de Sunday Natural
Sunday Natural est né d'une passion et d'une recherche de longue date dans les domaines de la santé, de la guérison et de l'épanouissement personnel. Face au manque de produits naturels et de haute qualité sur le marché, Sunday Natural a vu le jour en 2013. Depuis, cette marque berlinoise de nutrition haut de gamme s'engage à fabriquer des produits purs et exempts d'additifs, en suivant les modèles de la nature et en privilégiant la qualité.

Aujourd'hui, Sunday Natural est l'un des fabricants de compléments alimentaires les plus renommés, avec son propre département de recherche et développement à Berlin.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : https://www.sunday.fr

Merci aux athlètes Alice Seguin (@alice.seguin), Enzo Tesic (@enzotesic) et Tessa Thyssen (@tessathyssen) pour leurs témoignages à coeur ouvert.

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00:00:00: souvent on se dit, mais à l'ambo mentale, comment ça se fait quand on n'allait pas aller au bout ?

00:00:04: À l'époque, on ne parlait pas d'émotion, le mental était un petit peu, ça restait léger.

00:00:09: aujourd'hui, plus arrivé dans notre société, même la santé mentale encore aujourd'hui.

00:00:14: Je peux être submergée par mes émotions, je peux travailler pour descendre cette intensité, je peux la basculer et en faire un levier de performance.

00:00:22: Bienvenue chez Hearthwise, le podcast présenté par Sonne Naturelle qui nourrit votre santé, votre corps et votre esprit.

00:00:29: Je m'appelle Noémie Jobar et ensemble, on explore tous les moyens d'être ou de rester en bonne santé.

00:00:34: Médecine, sport, nutrition ou santé mentale, autant de sujets qu'on aborde ici avec les conseils avisés, d'experts au service de votre bien-être.

00:00:43: Un épisode, une thématique.

00:00:44: C'est parti.

00:00:45: Technique, entraînement physique, stratégie, nutrition.

00:00:49: Dans les coulisses des performances sportives de nos athlètes, tout est parfois réglé comme du papier à musique.

00:00:54: Or derrière cette préparation, il y a des humains qui ont peur.

00:00:57: qui sont motivés à bloc et qui ressentent la pression, l'excitation ou le doute.

00:01:02: Des émotions qui façonnent souvent notre capacité à nous dépasser mais qui influencent nos prises de décision et donc nos actions.

00:01:10: Aujourd'hui, on va plonger au cœur de l'accompagnement émotionnel chez les athlètes en essayant d'identifier et comprendre comment nos émotions peuvent devenir un allié de notre performance.

00:01:20: Tout ce qui va être dit dans cet épisode n'est pour moi pas réservés uniquement au sportif de haut niveau puisque les défis émotionnels que ces personnes vivent, nous les vivons toutes, des tous, à notre échelle, dans la vie de tous les jours,

00:01:32: que ce

00:01:33: soit pour un examen, une carrière, un projet personnel ou un objectif de vie.

00:01:37: Alors ensemble, je vous emmène dans un véritable entraînement de nos compétences émotionnelles, gérer le stress, rester concentré, retrouver sa motivation, faire face à l'échec, canaliser son énergie, tout ça, ça, ça prend.

00:01:50: Et on commence aujourd'hui avec une invitée très spéciale à mes côtés, Delfine Aubert, bonjour Delfine.

00:01:55: Bonjour

00:01:55: Noémie.

00:01:56: Ravie

00:01:56: de t'accueillir pour ce nouvel épisode de Hearthwise.

00:01:59: Quand tu sais rencontrer, tu m'as raconté ton histoire.

00:02:02: Alors je vais essayer de te présenter ton parcours qui est très singulier et tu m'arrêtes bien sûr si jamais tu veux ajouter quelque chose.

00:02:11: Alors tu es coach émotionnel sportif spécialisé en intelligence émotionnelle.

00:02:15: Aujourd'hui tu accompagnes les athlètes.

00:02:17: comme tu aurais aimé qu'on le fasse pour toi parce qu'il y a quelques années c'était toi qui étais à leur place.

00:02:22: auparavant tu étais sportive à un niveau national et tu aspirais à continuer ton ascension.

00:02:28: mais malgré un bon mental il y a quelque chose qui t'a manqué pour y accéder c'était une écoute intérieure on peut dire ça profonde un accompagnement émotionnelle.

00:02:39: donc on va en parler plus tard en détail.

00:02:42: mais après ta carrière nationale pour garder un pied dans le monde qui te passionne t'as quand même continué à travailler dans l'industrie du sport et quelques années après t'as finalement traversé un burn out.

00:02:53: tu as noué un lien intime avec tes émotions et t'as fait un véritable travail intérieur qui t'a permis de découvrir un profil HPE dont ça veut dire au potentiel émotionnel.

00:03:04: Et donc ça s'ajoute à une compétence innée qu'on appelle l'intelligence émotionnelle.

00:03:08: Est-ce que c'est ça jusqu'à là ?

00:03:11: C'est parfait.

00:03:11: Le parcours.

00:03:13: En fait, de ce que j'ai compris, tu vis depuis toujours tes émotions avec beaucoup d'intensité.

00:03:19: Elles te traversent, elles te parlent, elles te guident même.

00:03:23: Alors que dans le monde du sport, on valorise plus souvent la force, la performance, même la force mentale.

00:03:29: Toi t'as décidé d'ouvrir une nouvelle voie en plaçant l'intelligence.

00:03:33: l'intelligence émotionnelle au coeur de la performance alors que dans le monde du sport on valorise plus souvent la force mentale et la performance que de placer l'intelligence émotionnelle au coeur de l'entraînement.

00:03:47: Toi t'as réuni cette compétence que t'as avec ton HPE et tes expériences de vie aussi bien sportives que en tant que fan pour apporter une vraie innovation dans le monde du sport français pour être la seule coach émotionnel de France.

00:04:01: Alors je suis quand même hyper curieuse de savoir si toi tu continues quand même à pratiquer du sport et en tout cas est-ce que tu continues à le pratiquer le dimanche

00:04:10: ?

00:04:10: Déjà bonjour Noémie, ravi d'être de m'inviter sur ce podcast.

00:04:14: Je suis très contente d'être avec toi.

00:04:17: Pour répondre à ta question, on va commencer par ma passion qui est le sport.

00:04:20: Oui, je vais te dire un grand oui.

00:04:23: Le sport fait entièrement partie de ma vie.

00:04:25: Il m'anime, il me permet énormément de choses, on verra ça tout à l'heure au fil de notre podcast.

00:04:34: C'est un équilibre émotionnel déjà pour moi.

00:04:36: Il me permet autant de m'exprimer, je m'exprime à travers le sport, je ressens des choses, il se passe des choses et il me permet aussi de me libérer.

00:04:46: On devra de certaines intensités émotionnelles que je peux rencontrer.

00:04:49: Et voilà, je pratique plusieurs sports qui m'amènent des choses différentes.

00:04:54: C'est quoi tes sports de prédélection ?

00:04:55: Alors on va dire, j'ai le tennis qui m'amène énormément aussi de choses au niveau émotionnel, de prise de conscience émotionnelle.

00:05:05: On verra ça aussi tout à l'heure.

00:05:07: Et puis la boxe.

00:05:08: Le garde prend de moi depuis pas mal d'années.

00:05:13: Ça, c'est un vecteur de libération émotionnelle qui est puissant.

00:05:17: Je ne le fais pas sur un ring, je te rassure.

00:05:19: C'est vrai que quand on est sur un ring, on vit d'autres émotions.

00:05:25: En fait, j'ai plutôt un coach privé qui me fait travailler pas mal de choses.

00:05:31: Pour revenir au sport, oui, c'est vraiment ma passion.

00:05:35: Je continuerai, je pense toute ma vie.

00:05:37: Parce que c'est vers ça que j'ai toujours avancé.

00:05:42: Pendant mon burn-out, je n'ai pas fait de sport.

00:05:45: Ça m'avait demandé tellement d'énergie déjà de me reconstruire que je ne m'étais pas rendu compte à quel point le sport avait cette importance aussi.

00:05:53: Et maintenant, l'équilibre, il est là, il est avec cette passion qui est le sport et qui a fait que toute ma vie, je suis restée dans cet univers.

00:06:01: Et t'as arrêté complètement le sport que tu faisais au niveau national ?

00:06:04: Oui.

00:06:05: Alors, c'est-à-dire que j'en ai fait quelques années après, donc je pratiquais du golf.

00:06:08: J'avais pratiqué à quatorze ans.

00:06:09: Je n'avais pas pratiqué longtemps, mais je l'ai pratiqué intensément à un niveau important.

00:06:14: Par contre, je pense que c'était après du trop plein du sport, puisque j'en ai fait énormément.

00:06:19: Ça me demandait toutes mes vacances, tous mes mercredis, tout.

00:06:22: Mais voilà.

00:06:23: Après, je me suis dit, je le laisse de côté.

00:06:24: C'est un sport qui est dans mon cœur.

00:06:26: Je pense que je pourrais y revenir plus tard dans ma vie.

00:06:29: Je ne le dirais pas.

00:06:31: à la retraite.

00:06:32: Mais voilà, c'est un sport qui restera pour moi gravé et qui m'a appris énormément sur moi.

00:06:38: Et tu as d'autres hobbies, d'autres passions que le sport

00:06:41: ?

00:06:42: Oui, j'ai beaucoup de choses, mais la culture, je m'intéresse beaucoup et surtout à la peinture.

00:06:48: C'est un grand lien avec les émotions.

00:06:51: Là, je repense à Candice Key, la dernière expo que je suis allée voir à La Filharmonique, qui m'a énormément séduite parce que... C'est là où on voit le parallèle de l'émotion par la musique.

00:07:04: C'est un vecteur qu'on verra un peu plus tard.

00:07:07: Ça me parle.

00:07:08: Je ressentis des choses.

00:07:09: J'étais émue.

00:07:10: Moi, je fonctionne comme ça.

00:07:11: Donc

00:07:12: tout ce qui est artistique et le sport...

00:07:15: Comme je disais tout à l'heure, c'est un moyen d'expression.

00:07:18: Le

00:07:18: milieu artistique est très émotionnel.

00:07:20: Si tu prends par exemple, on me parle des peintres, on va parler des écrivains, on va parler des musiciens, que ce soit le chef d'orchestre aussi bien que le compositeur, il ressent énormément d'émotions.

00:07:32: C'est-à-dire que les HPE, on les retrouve beaucoup dans ce domaine-là.

00:07:36: Et en fait, c'est un moyen pour eux soit d'exprimer.

00:07:39: Donc ils composent les notes par rapport à leur ressenti, ils vont perdre leur toile.

00:07:44: avec leur manière de voir le monde, leur palette de couleurs à eux, émotionnelle, et c'est transposé justement dans les tableaux.

00:07:52: Donc ça, oui, j'aime beaucoup, j'aime beaucoup la musique aussi.

00:07:55: Je me rends compte qu'en fait, je suis animée par tout... tout ce qui m'amène de l'émotion.

00:08:01: Donc ça peut être aussi bien un documentaire sportif, puis autant la musique et puis les voyages, ressentir et être en présence.

00:08:08: On le verra tout à l'heure aussi, beaucoup d'émotion.

00:08:10: T'as fait du coup un bon niveau pour arriver en national, surtout si tu étais très jeune.

00:08:15: T'avais l'air d'avoir un bon mental.

00:08:17: Mais est-ce que tu peux me dire un peu plus ?

00:08:19: Peut-être ce qui s'est passé, pourquoi t'as pas pu continuer ?

00:08:23: Oui, j'aime bien quand tu dis t'avais un bon mental.

00:08:26: Souvent on se dit mais... Elle est un beau mental, comment ça se fait quand elle n'est pas allée au bout ?

00:08:31: En fait, je vais essayer de résumer un petit peu ma vision des choses.

00:08:35: À l'époque, on ne parlait pas d'émotions, on ne parlait pas, le mental était un petit peu, ça restait léger aujourd'hui, plus arrivé dans notre société, même la santé mentale encore aujourd'hui.

00:08:47: Je trouve que, voilà, à l'époque, je ressentais beaucoup d'émotions et je ne savais pas quoi en faire.

00:08:53: En fait, je ne savais pas que j'étais au potentiel.

00:08:55: Je ne me comparais pas, mais je sentais que c'était intense, qu'il se passait quelque chose, que mon corps me disait quelque chose comme si c'était une boussole qui me disait « va là, va là », mais je ne suivais pas, parce que je ne comprenais pas.

00:09:09: On verra tout à l'heure que de comprendre ces émotions, ça change beaucoup de choses.

00:09:13: Donc je ne pouvais pas mettre de mots sur mes mots, et en fait, je me laissais submerger.

00:09:18: Des fois, je perdais pieds, alors que... Le mental, je l'avais.

00:09:21: J'étais un grand prix qui durerait peut-être quatre jours.

00:09:24: J'avais des grands prix de quatre jours.

00:09:26: Donc là, il faut avoir le mental.

00:09:28: On est nombreux.

00:09:29: Ça dure cinq heures un parcours de golf.

00:09:31: Donc on a le temps de réfléchir.

00:09:32: C'est

00:09:33: épuisant, quoi.

00:09:33: Épuisant.

00:09:34: Puis on réfléchit.

00:09:35: Il y a des pensées qui arrivent.

00:09:36: On ressent des choses.

00:09:38: Et je passais un petit peu... Voilà, je sentais que je passais à côté de certains coups, etc.

00:09:44: Et je pense que je vais citer l'exemple qui m'a marqué.

00:09:46: Je crois que je serais... Si je dois citer un exemple du golf.

00:09:50: dans ma carrière, petite carrière, c'est celui-ci.

00:09:53: C'était la grande finale d'un grand prix sur plusieurs jours.

00:09:58: Et si je gagnais, je partais en écosse, quand même le fief, entre guillemets, du golf.

00:10:05: Et je m'étais préparée avec mes entraîneurs.

00:10:08: J'étais bien en physique, j'étais bien en mental, j'étais bien.

00:10:11: J'avais mes objectifs, j'avais mes petites routines.

00:10:15: La technique, je la maîtrisais.

00:10:17: On arrive souvent à des mêmes niveaux quand on se retrouve dans des grands prix.

00:10:24: On est au XVIe trou, donc il y a dix-huit trous pour le dernier jour.

00:10:29: On était plus que deux.

00:10:30: On était deux à être devant.

00:10:31: Donc ça se jouait entre une fille que je connaissais et moi.

00:10:36: On est au XVIIe trou.

00:10:38: Et j'ai de l'avance.

00:10:40: Ces émotions arrivent.

00:10:41: J'étais bien.

00:10:42: L'émotion arrive et...

00:10:44: Ouais, c'est la fin.

00:10:46: En fait, il y avait deux solutions, bien sûr.

00:10:47: Maintenant, avec du recul, j'aurais pu dire, c'est facile.

00:10:50: Tu aurais pu prendre le temps, peut-être d'assurer, de pas prendre des risques.

00:10:54: Je suis quelqu'un qui aime prendre aussi des risques, parce que dans la vie, prendre des risques, ça amène des choses aussi.

00:10:59: Et en fait, j'ai pas assuré.

00:11:02: J'aurais pu prendre ce qu'on appelle un club pour pouvoir un petit faire, pour m'approcher tranquillement du drapeau.

00:11:08: Et en fait, j'ai fait comme je fais tout le temps, j'ai pris le bois.

00:11:12: C'est-à-dire, c'est un des coups difficiles, un drive pour y aller.

00:11:16: Et je savais au fond moins quand même qu'il se passait quelque chose.

00:11:20: Je ressentais, j'avais mal au ventre, j'avais un peu le rythme cardiaque qui battait.

00:11:24: Et en fait, j'ai fait ce coup-là, le premier coup, j'étais tendue.

00:11:29: Et là, c'était une catastrophe.

00:11:30: Je suis partie dans les bois, j'ai pris la pénalité pour revenir, j'ai perdu sur ce dixième trou.

00:11:36: toute l'avance que j'avais.

00:11:38: Alors là, je me dis, wow, j'ai réussi quand même à me reconcentrer pour le dernier trou, parce que nous étions égalités sur le XVIIe et tout se jouait sur le XVIIIe.

00:11:47: Donc bon, j'aurais pu être confortable, tu vois, sur le XVIII.

00:11:50: Non,

00:11:50: donc me voilà sur une concentration, mais je sentais qu'il s'était passé quelque chose.

00:11:57: Le XVIIIe trou, toutes les deux, on a fait un départ super.

00:12:02: Du monde à l'arrivée...

00:12:04: Donc là, tout

00:12:05: le monde attend.

00:12:07: On fait un deuxième coup, etc.

00:12:09: Très bien.

00:12:11: On arrive toutes les deux sur ce qu'on appelle le green, proche du trou.

00:12:14: Et on fait toutes les deux quatre.

00:12:15: On fait ce qu'on appelle le par.

00:12:17: On finit ce grand prix à égalité.

00:12:22: Donc on repart sur le premier trou.

00:12:23: Et là, c'est un peu comme la mort subite.

00:12:26: Il faut se départager.

00:12:27: La première qui va faire la meilleure performance sur les prochains trous va gagner.

00:12:32: Et là, donc sur le numéro un, c'est pareil.

00:12:35: J'ai repérdu mes moyens et j'ai fait des coups, etc.

00:12:39: Et j'ai perdu d'un point la finale, la grande finale pour aller en écosse.

00:12:42: Et ça, c'est resté en moi parce qu'émotionnellement, à la fin de ce grand prix, j'étais perdu.

00:12:50: Je me suis dit, il y a quelque chose chez moi qui est intense.

00:12:55: qui me dépassent.

00:12:57: Et je ne sais pas.

00:12:58: J'ai pas les armes.

00:12:58: Alors je dis le mot « arme ».

00:13:00: C'est un petit peu dur.

00:13:01: Mais à l'époque, je le voyais comme une arme.

00:13:02: Aujourd'hui, je le vois différemment.

00:13:04: Mais voilà, ça m'est resté et ça m'a fait avancer quelques années après.

00:13:10: Quand j'ai fait mon introspection émotionnelle, j'ai pu remettre après mes séquences et j'ai compris beaucoup de choses.

00:13:15: C'était comme un rollercoaster, en fait, entre trois trous.

00:13:21: Je me dis, c'est vrai que... Si on sait que ça va arriver, que ça arrive, ce genre de choses, c'est un peu plus simple du coup de savoir naviguer.

00:13:34: Il y a une citation que tu donnes sur ton site que j'ai reprise.

00:13:39: C'est parce qu'un athlète qui se connaît émotionnellement, c'est un athlète qui gagne.

00:13:44: Qu'est-ce

00:13:44: que ça veut dire pour toi, du coup, se connaître ?

00:13:47: Parce que c'est dur de poser des mots et de se dire, c'est bon, je me connais maintenant.

00:13:53: En quoi se connaître, ça aide vraiment à gagner ?

00:13:56: Cette citation, en fait, elle fera partie de moi, je pense, jusqu'au bout.

00:14:00: Je dis toujours, c'est mon credo.

00:14:01: Parce qu'en fait, c'est ce qui m'a changé la vie, ce qu'on est très émotionnellement.

00:14:05: Alors on va découvrir ce que c'est.

00:14:07: En fait, j'ai regroupé ça avec ce qu'on appelle l'intelligence émotionnelle.

00:14:10: En fait, c'est une compétence qui englobe plusieurs capacités.

00:14:13: Donc ce qu'on est très émotionnellement, la première capacité, c'est identifier ces émotions, savoir les nommer.

00:14:21: savoir les différencier.

00:14:23: Donc ça, c'est vraiment la première capacité.

00:14:25: Ce n'est pas forcément la plus simple, ça paraît simple sur le papier.

00:14:28: Les enfants font ça.

00:14:29: Oui, tout à fait.

00:14:30: Les enfants font ça.

00:14:32: Ça se fait beaucoup dans les pays du Nord avec, on verra aussi, la météo du jour, les petites pancartes avec les emojis pour savoir qui va bien, qui va moins bien.

00:14:41: Mais voilà, ça, c'est déjà quelque chose qui va nous permettre de poser, on verra un peu après quand je vais les détailler, mais ne pas rester sûr, ça va, ça ne va pas.

00:14:52: Donc ça, identifier première capacité, celle-ci, c'est celle qui va nous permettre de basculer sur la deuxième capacité qui est de comprendre ses émotions.

00:15:02: Qu'est-ce que cette émotion, qu'est-ce que l'émotion que je ressens ?

00:15:04: Qu'est-ce qu'elle veut me dire ?

00:15:06: À quel besoin est associée cette émotion ?

00:15:10: Donc ça c'est pareil, mettre des mots MOTS sur ces mots MAX.

00:15:15: Ça, c'est une grande étape.

00:15:16: Déjà, on fait cinquante pour cent du travail en ayant fait ces deux étapes-là, donc identifier et comprendre ces émotions.

00:15:22: Après, il y a une autre capacité.

00:15:23: Alors, je peux même reprendre, parce que j'aime bien, je peux la mettre soit à la fin, mais j'aime bien la mettre au début, quand on a vu, juste au départ, identifier ces émotions, savoir les nommer, les identifier.

00:15:33: Cette capacité, on peut l'apprendre, mais pour les autres.

00:15:36: Qu'est-ce que j'entends par pour les autres ?

00:15:37: C'est qu'on est capable, on peut être capable d'identifier.

00:15:40: Je peux être capable d'identifier

00:15:42: mes émotions

00:15:44: et les comprendre.

00:15:45: Ça, on verra, c'est super intéressant.

00:15:47: Et en fait, ça te permet aussi d'avoir des stratégies

00:15:50: pour

00:15:51: ton adversaire ou de savoir qu'à un moment donné, ton adversaire, avec son langage corporel ou autre, il est en difficulté.

00:15:57: Ça te permet aussi d'aller chercher ton énergie et faire ce qu'il faut à ce moment-là.

00:16:01: Donc, l'autre capacité, la troisième capacité de l'intelligence émotionnelle, la troisième capacité qui est important dans l'intelligence émotionnelle, c'est la capacité à gérer ces émotions.

00:16:11: Qu'est-ce que j'entends par gérer ces émotions ?

00:16:14: C'est qu'est-ce que je fais de cette énergie émotionnelle ?

00:16:18: Comme on l'a vu pour moi tout à l'heure dans le golf, qu'est-ce que je fais de cette énergie qui me parle, qui fait des choses sur mon corps, qui fait que tout à l'heure au golf, ça m'a tendu et que j'ai pas pu être décontractée.

00:16:30: Le sport, c'est une décontraction.

00:16:34: C'est une petite subtilité.

00:16:36: Et la dernière compétence, celle qui va faire aussi qu'une fois qu'on a baissé cette intensité émotionnelle, comment je vais l'utiliser ?

00:16:44: Donc ça, c'est qu'est-ce que je vais faire de cette intensité-là ?

00:16:47: Comment je la transforme en énergie positive, en levier de performance ?

00:16:52: Elle me serve à quelque chose.

00:16:53: Ok, tout à l'heure, on a vu que je peux être submergée par mes émotions.

00:16:57: C'est intense.

00:16:58: Je peux travailler pour descendre cette intensité.

00:17:00: Et une fois que cette intensité est plus agréable, plus confortable, je peux la basculer et en faire un levier de performance.

00:17:07: Donc ça, c'est vraiment l'intelligence émotionnelle et c'est surtout ce qu'on a. Pour moi, ce qu'on a émotionnellement, c'est ça.

00:17:13: Ça fait un peu comme un petit graph, comme ça, qui monte avec les émotions.

00:17:18: On est un peu dans l'analyse de soi-même.

00:17:23: Comme ça, on peut rester sur... Un flow qui est gérable.

00:17:27: Et puis après, ça repart parce qu'on a compris ce qu'on devait faire.

00:17:32: Exactement.

00:17:33: Tu l'as bien imagé.

00:17:35: C'est bon, je sais quoi faire.

00:17:38: Je voulais dire, par rapport à l'intelligence émotionnelle, c'est surtout ce que ça te permet, ça t'apporte.

00:17:42: Parce que ça peut t'aider aussi dans la confiance en soi et en térossentie.

00:17:46: Parce que tu vas vraiment apprendre à gérer ce qui t'amène, ce qui se passe.

00:17:51: Ça va être aussi ta résilience émotionnelle.

00:17:54: Ça peut être aussi ta confiance en tes capacités.

00:18:01: C'est surtout ta gestion émotionnelle aussi, parce qu'on parle beaucoup d'atteindre le flow dans le sport, mais c'est avant tout à atteindre le flow.

00:18:07: C'est déjà de savoir être dans l'instant présent de vivre ces émotions à l'état pur et en présence.

00:18:14: Ça, c'est pour moi très important aussi.

00:18:17: Les blocages qu'on peut avoir aussi, ça permet de les libérer.

00:18:20: de mettre, comme on disait tout à l'heure, ces mots MOTS sur ces mots MIUX.

00:18:24: Ça permet aussi justement de libérer certains blocages qui sont plus ou moins importants et profonds.

00:18:30: Ça permet de faire ressortir des choses.

00:18:31: Donc

00:18:31: là, si on suit bien tous les points, on peut en fait développer cette compétence émotionnelle dans la même, les mêmes lignées qu'on développe, ces compétences sportives.

00:18:45: Mais il y a des gens pour qui, comme toi, c'est une compétence... iné, en quoi avoir cette compétence, ça ajoute de la valeur ajoutée, même toi, pour pouvoir suivre les athlètes.

00:19:00: En fait, l'avantage que j'ai, qui n'était pas forcément un avantage, je t'avoue avant de découvrir que j'avais un haut potentiel émotionnel, qui n'est pas la même chose que le HPI.

00:19:09: On entend beaucoup plus aujourd'hui le haut potentiel intellectuel qui se mesure.

00:19:14: par quelque chose de plus concret.

00:19:15: Là, on parle d'émotion, donc on est dans l'abstrait.

00:19:17: C'est vraiment faire la part des choses entre le haut potentiel intellectuel et le haut potentiel émotionnel.

00:19:23: En fait, oui, ça me met sur beaucoup de choses.

00:19:25: Maintenant que j'ai compris qui j'étais et comment je fonctionnais, ça m'aide à ajuster davantage un coaching, c'est-à-dire d'être plus précise.

00:19:33: dans mon coaching, parce que le fait que je ressente, donc j'ai une hypersensibilité, le fait que je ressente les ambiances, que je ressente avec mon empathie profonde, je vais ressentir les signaux que quelqu'un en face de moi peut, comme toi aujourd'hui, je te sens bien, je vais ressentir, tu vois des choses, et ça va m'amener à un coaching que j'appelle du sur-mesure.

00:19:55: Parce qu'en fait, quand je commence avec un athlète, je vais me concentrer au départ et surtout ressentir, travailler mon instinct pour ressentir l'état émotionnel de l'athlète, pour m'adapter.

00:20:06: Dans mon coaching, il ne va pas être à droite ou à gauche, il va être vraiment centré sur l'athlète, il ne va pas être bien, je vais sentir un stress en lui.

00:20:15: Je ne vais pas préparer mon rendez-vous parce que la séance ne se prépare pas, elle se fait sur l'instant.

00:20:23: Ça, c'est une capacité que j'ai pu développer aussi.

00:20:27: parce que c'est bien de dire que l'intelligence émotionnelle est innée, mais après elle se développe et puis les expériences font que je vais peaufiner, je vais aiguiser ma manière de faire, puis j'apprends avec l'athlète aussi, j'apprends de lui, c'est une aventure.

00:20:40: Donc je ne prépare pas mes séances, en fait, j'affine, c'est du sur mesure.

00:20:43: C'est-à-dire que je vais voir l'état émotionnel de l'athlète quand je travaille par visée aux conférences ou sur sites si besoin, mais tout de suite je vais avoir un ressenti.

00:20:51: Comment est l'athlète ?

00:20:52: Par son langage corporel, j'ai une capacité à ressentir, mais aussi à capter les signaux invisibles.

00:20:58: Par le langage corporel, tu vois, par exemple la lèvre mordue,

00:21:03: par

00:21:04: un petit grattement au niveau du visage, etc.

00:21:08: Donc tout de suite, ça va me donner des signaux à moi, pour me repérer, pour me dire... Ouais, ok, je vois l'athlète.

00:21:16: J'avais prévu de ça avec lui, je vais faire autre chose.

00:21:18: Après, j'ai l'avantage aussi d'avoir ce qu'on appelle la pensée en arborescence.

00:21:21: Alors, qu'est-ce que c'est la pensée en arborescence ?

00:21:23: C'est qu'une idée, on emmène une autre.

00:21:25: C'est-à-dire qu'on peut avoir une pensée, et puis après, on l'anime pas, on passe sur une autre pensée.

00:21:30: Moi, j'ai une pensée qui emmène une pensée, qui en emmène une autre, qui emmène une autre, et ça me permet d'être hyper créative.

00:21:36: Parce que, en fait, je peux partir sur un jeu, Et puis dans le jeu, je vais rajouter des choses à mon instinct.

00:21:42: La manière dont le coaching se va se dérouler, je suis capable de partir dans d'autres choses, etc.

00:21:49: Donc ça, c'est sympa aussi pour l'athlète.

00:21:53: Et puis pour moi, ça me permet aussi d'avoir un coaching qui n'est pas formaté, qui n'est pas cadré.

00:22:00: J'ai envie que ça soit aussi un terrain de jeu pour l'athlète.

00:22:02: Et ce haut potentiel émotionnel me permet de faire.

00:22:07: C'est un peu ma petite baguette magique, j'avoue.

00:22:09: T'écris même sur ton site ce que tu vis, je le ressens avec toi pour t'aider à le traverser, à l'apprivoiser et à en faire un levier de puissance, de bien-être et de liberté.

00:22:18: Donc en fait, vous êtes ensemble dans le même bateau, si je comprends bien.

00:22:23: C'est très bien dit, c'est vrai que c'est exactement ça, c'est-à-dire qu'on va vivre ensemble.

00:22:28: des choses.

00:22:29: En fait mon coaching part sur une aventure humaine parce que l'émotion c'est pas, on va pas faire un one shot, on va pas faire vraiment à la séance.

00:22:35: Ça demande un travail à deux, ça demande de ressentir des choses.

00:22:39: donc j'apprends l'athlète aussi à ressentir des choses avec moi pour que lui apprenne de moi.

00:22:42: mais moi que j'apprenne de lui et tout ça c'est un alchimie en fait.

00:22:45: Donc, l'émotion, elle est intense pour les deux.

00:22:48: Et moi, je ressens ce qui vit.

00:22:50: Donc, je suis capable de mettre à sa place tout de suite dans l'instant T, avec mon instinct, de savoir ce qui l'éprouve, ce qui ressent, quel spot peut-être, par exemple s'il a une peur, qu'est-ce que derrière, il peut faire.

00:22:59: J'anticipe, je suis capable d'avoir un peu mon couteau suisse, de possibilités d'anticipation, de réponse, etc.

00:23:06: Donc, ça demande de l'énergie.

00:23:08: C'est génial.

00:23:09: Je crois que c'est la première fois sur Airsoft Ice qu'on se détache vraiment du corps, même s'il y a toujours un lien entre les émotions et les corps, parce qu'on sait que les émotions, elles influencent la tension, la coordination, la récupération, la prise de décision, la perception de la fatigue.

00:23:27: Tout ça, ça joue sur notre corps.

00:23:29: On sait aujourd'hui... que les athlètes ils arrivent pratiquement tous au même niveau parce que le coaching il est presque presque partout pareil et tout se joue souvent au mental.

00:23:39: mais est-ce que tu peux nous dire quand même c'est quoi la différence entre un coach ou préparateur mental et toi ce que tu fais ?

00:23:45: Et ça c'est très important déjà de poser les choses parce que comme j'arrive avec un métier qui n'est... pas connu coach émotionnel sportif, on va tout de suite me mettre peut-être avec la même catégorie que le coach mental.

00:23:57: alors qu'on va voir et je vais t'expliquer comment mon approche est complètement différente.

00:24:00: Je vais commencer par une métaphore déjà pour comprendre un peu mieux.

00:24:03: Je prends une voiture.

00:24:05: En fait, le mental, c'est le volant.

00:24:07: Il te guide.

00:24:09: Moi, l'émotionnel, c'est le moteur.

00:24:12: Si il est saturé, s'il est abîmé, ta voiture n'aura pas avancé, même si tu as un très bon pilote.

00:24:17: Donc je ne sais pas si déjà là, ça te permet de voir déjà Comment on voit les choses

00:24:21: ?

00:24:22: C'est le cerveau.

00:24:23: C'est la tête, les pensées.

00:24:25: Et après, le coeur, le moteur, c'est l'émotion.

00:24:28: C'est aussi le carburant qui met.

00:24:31: Puis après, on peut aller très loin, parce que le carburant, si on pense à la scène naturelle, c'est aussi l'alimentation qu'on va y mettre.

00:24:36: Et ça, c'est aussi très important.

00:24:38: Donc là, il y a plusieurs pillées, mais je laisserai les gens... C'est pas mon domaine.

00:24:42: Je laisserai les gens vraiment là-dessus, leurs compétences.

00:24:45: Mais voilà, c'est pour te dire qu'on ne va pas parler de différence, c'est une approche, c'est une vision des choses.

00:24:52: Le coach mental aujourd'hui, il va travailler avec l'athlète au niveau de ses émotions.

00:24:58: C'est surtout, il va essayer de lui apprendre à les contrôler, à les maîtriser pour pas qu'elle mise à sa performance.

00:25:05: D'accord ?

00:25:05: Qu'est-ce que je peux faire ?

00:25:06: Qu'est-ce que je peux mettre en place ?

00:25:09: Peut-être il va se dire ça pour que mes émotions n'empêchent pas que je puisse faire de belles choses, que je puisse performer, me sentir bien, que ça n'empiète pas.

00:25:17: Donc il utilise des outils très codifiés, donc comme l'hypnose, l'UFT, donc ça je vais pas rentrer en détail, la PNL, programmation neuro-linguistique, il existe l'UMDR, etc.

00:25:29: Donc ça on peut aller les rechercher sur Internet pour les gens intéressés.

00:25:33: Donc ça, ça apprend à l'émotion qui arrive en toi.

00:25:38: Qu'est-ce que j'en fais par ces outils-là ?

00:25:41: Faire peut-être aussi, on peut dire, une carapace.

00:25:44: Mais l'émotion ne va pas venir en moi.

00:25:47: Elle va rester autour et elle va pas impacter ma performance.

00:25:50: Moi, je pars dans un autre principe.

00:25:53: Je me dis, on est avant tout d'être des athlètes.

00:25:56: Nous sommes des humains, des femmes, des hommes.

00:25:58: On ressent des émotions toute la journée, toute notre vie.

00:26:02: Je me suis dit, mais... Pourquoi ?

00:26:03: Alors, je vais commencer par un exemple qui est, dernièrement, si on peut parler de ce que j'ai vu à la télé.

00:26:08: Peut-être qu'il y a des passionnés de tennis qui nous écoutent.

00:26:12: Dernier Roland Garros, donc, de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'année de l'.

00:26:32: Elles savent pourquoi elles sont là, elles ont une fixation d'objectif, elles ont leur routine qu'elles ont appris depuis des années.

00:26:37: Harina Sabalenka, en plein match, sur une action, on sent ce moment de basculement qui fait qu'elle perd totalement sa gestion émotionnelle.

00:26:49: Elle perd ses moyens, elle s'agace, elle regarde son staff, elle est complètement perdue.

00:26:54: Coco Goff voit, elle a senti, elle a vu par ses signes d'agacement qu'elle avait quelque chose à faire.

00:27:02: Et elle est allée gagner son match.

00:27:03: L'Américaine a gagné son match.

00:27:05: Et qu'est-ce qui a pêché à ce moment-là ?

00:27:08: Ce sont les émotions.

00:27:09: Même à ce niveau mondial, on se rend compte que c'est vraiment la gestion émotionnelle

00:27:14: qui fait

00:27:15: la différence.

00:27:15: C'est-à-dire que c'est ça qui a permis à Coco Goff, elle, de son côté.

00:27:18: Mais c'est surtout Arina Sabalinka qui a perdu son match de part cette gestion émotionnelle.

00:27:24: Moi, je parle du principe que travailler avec ces émotions, c'est-à-dire apprendre à les identifier, les comprendre, Je fais en sorte que l'athlète, toutes ces émotions puissent valoriser leur performance.

00:27:36: Il va apprendre à s'en servir.

00:27:38: Du coup, est-ce que c'est compatible d'avoir une capte à rapace et de laisser vivre ces émotions ?

00:27:46: Est-ce que c'est compatible d'avoir un coach mental et un coach émotionnel ?

00:27:50: Pour moi, je ne suis pas là pour dire qu'est-ce qui est bien, pas bien.

00:27:52: Dans mon ressenti, la gestion émotionnelle, comme je la vois, c'est pour ça que je mène ce métier-là.

00:27:58: C'est justement pour moi, elle doit faire partie intégrante de la vie du sportif.

00:28:05: Il doit en fait, elle ou l'athlète, l'athlète doit vraiment exister de part ses émotions et d'en faire une puissance.

00:28:15: Donc moi,

00:28:15: c'est complémentaire pour toi.

00:28:16: Pour moi, je pense pas.

00:28:18: Ah ouais ?

00:28:18: Ouais, je pense pas.

00:28:19: Parce que justement...

00:28:20: Un coach mental, du coup, ça va bloquer plutôt que de... faire une sorte de levier ou de trampoline.

00:28:28: Exactement.

00:28:28: C'est pour ça qu'on a vu avec l'exemple de Roland Garros.

00:28:31: C'est-à-dire que le fait de ne pas travailler, de ne pas se connaître, de ne pas travailler avec ses émotions, comme on a dit juste avant, se connaître émotionnellement, ça va pas donner à l'athlète cette capacité d'aller là où il veut.

00:28:44: C'est-à-dire qu'émotionnellement, il va plutôt subir ses émotions que... de pouvoir en faire quelque chose, d'être maître un peu plus de lui, de se faire confiance, de faire confiance à son instinct.

00:28:56: On développe beaucoup d'instincts.

00:28:57: Donc pour moi, c'est vraiment, je dirais pas l'opposé, mais c'est une autre manière de voir la gestion émotionnelle.

00:29:04: Mais c'est pas de la psychologie.

00:29:06: Ce n'est pas de la psychologie.

00:29:07: En fait, la différence entre la psychologie et le coaching émotionnel, c'est le coaching émotionnel, on est vraiment dans l'instant.

00:29:14: On est là pour travailler l'émotion, pour travailler le plaisir, pour travailler le bien-être, l'émotionnel en tant que levier de performance.

00:29:24: C'est un moteur.

00:29:24: C'est un moteur comme on l'a vu tout à l'heure pour la voiture.

00:29:27: Si

00:29:27: tu aimes ce que tu fais, tu y vas à fond, quoi.

00:29:29: Exactement.

00:29:30: Alors que le psychologue, lui, va travailler plutôt dans le passé et va travailler aussi surtout sur... Ça peut être des blessures, sur des choses plus profondes.

00:29:38: Des blocages aussi.

00:29:39: Des blocages, etc.

00:29:40: Donc là, on est sur quelque chose de... Ça peut être aussi un mal-être.

00:29:43: Ça peut être aussi un burn-out, ça peut être des choses bien plus profondes.

00:29:47: Donc ça, c'est vraiment une notion de plaisir.

00:29:50: Un

00:29:50: instant présent,

00:29:51: c'est à ça qu'on va venir travailler.

00:29:53: Un instant présent, plaisir, émotion, elle est à pure.

00:29:57: Et je me dis toujours, quand on a vécu, parce que je parle toujours de la Coupe du Monde, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l'Ontario, de l' On a décuplé nos émotions, on a vu des scènes de l'ies, on s'embrassait, on pleurait.

00:30:14: Donc c'est bien que quand on sait vivre une émotion, on sait la ressentir.

00:30:18: Il se passe quelque chose, on l'a transformé en énergie, on était tous ensemble, on s'était puissants.

00:30:23: Et on garde ce souvenir jusqu'à la fin de nos jours.

00:30:27: Moi j'ai toujours le pouvoir extraordinaire des émotions.

00:30:30: Du coup, comment on fait pour travailler l'instant présent ?

00:30:35: parce que c'est un instant qui s'en va juste après.

00:30:39: donc c'est dur de se dire je vais travailler ça.

00:30:42: C'est surtout de dire comment je vais être capable de canaliser mon énergie pour rester concentré pendant un laps de temps.

00:30:48: Moi je te propose un jeu parce que moi j'utilise mon accompagnement.

00:30:53: c'est vraiment un terrain de jeu pour les athlètes.

00:30:55: et si ça te va on part sur un petit jeu On va prendre soit un fruit, soit... Qu'est-ce que tu as à me proposer ?

00:31:03: Je mange pas de fruits.

00:31:05: Le seul

00:31:06: truc que j'arrive à manger, c'est ce que je t'ai ramené.

00:31:10: C'était des petites drops de chez Sundae, forcément.

00:31:15: Alors ce que je te propose, c'est déjà de prendre une chips.

00:31:22: On va travailler l'essence, S-U-N-S, pour justement te faire aller à maximum... dans le présent.

00:31:30: Alors tu vas regarder cette chips, ça paraît tout bête, mais tu vas l'observer comme si tu ne l'avais jamais vu.

00:31:38: Et tu vas me dire, pour toi, d'imaginer, tu peux le dire à voix haute, qu'elle est sa forme, est-ce que sa couleur est uniforme, est-ce qu'il y a des plis ?

00:31:48: Dis-moi un petit peu ce que tu ressens, qu'est-ce que tu vois, comment tu vois les choses

00:31:51: ?

00:31:52: Déjà, je vois une belle goutte, c'est parron, c'est comme une goutte d'eau quand on dessine, quand on est des enfants.

00:31:59: Mais c'est quand même vachement lisse.

00:32:01: Et je vois que c'est aéré, en tout cas, il y a de l'espace.

00:32:08: Et ça colle pas trop.

00:32:11: Est-ce que tu vois des détails surprenants ?

00:32:14: Est-ce que tu vois des reflets ?

00:32:15: Est-ce qu'il y a un

00:32:16: petit trou, une petite bulle d'air qui a explosé ?

00:32:20: Mais c'est quand même vachement, vachement lisse.

00:32:23: Et... et je pourrais peut-être presque l'apprendre par la queue.

00:32:30: Alors après, on va passer à la deuxième étape, deuxième petit jeu, c'est que là, tu es travaillée, on va essayer de voir, ferme les yeux, je vais même te faire aller un peu plus loin.

00:32:39: On essaie de voir pour faire rouler le fruit entre tes doigts.

00:32:42: Qu'est-ce que tu ressens ?

00:32:46: Est-ce qu'il est collant ?

00:32:47: Est-ce qu'il y a des différences entre les endroits ?

00:32:49: Comment elle réagit ta main à ce contact

00:32:52: ?

00:32:53: C'est un peu dur de faire rouler.

00:32:56: C'est un tout petit peu collant, mais c'est comme quand on mange des bonbons et qu'il y a un peu de sucre autour.

00:33:07: J'ai envie de me lâcher les doigts.

00:33:12: Est-ce qu'il est tiède ?

00:33:14: Est-ce qu'il est froid ?

00:33:15: Non.

00:33:16: J'ai l'impression que c'est un train de fondre, donc j'évite de mettre trop mes doigts.

00:33:21: Justement, ça va nous permettre, s'ils font, ça va peut-être nous amener à quelque chose.

00:33:25: Tu vas essayer de le rapprocher de toi pour essayer de le sentir, de le respirer.

00:33:30: Quelle odeur vient en premier ?

00:33:32: Qu'est-ce que tu... Est-ce qu'elle est forte ?

00:33:35: Elle est douce ?

00:33:36: Elle est fruitée ?

00:33:37: Elle est boisée ?

00:33:38: Qu'est-ce que ça évoque pour toi ?

00:33:40: Qu'est-ce que tu ressens ?

00:33:41: C'est pas très fort.

00:33:43: C'est un peu comme un gâteau cuit ou un gâteau de pâtisserie.

00:33:48: Si tu dis ça, est-ce que ça évoque un souvenir pour toi ?

00:33:51: Une saison, un lieu ?

00:33:53: Quelque chose de précis ?

00:33:55: Une émotion précise.

00:33:56: Je pense juste à la pâtisserie de mon village le dimanche matin.

00:34:01: C'est un peu caramélisé le dessus des pâtisseries, donc c'est très lumineux.

00:34:08: Très bien.

00:34:10: Je te propose maintenant, si tu peux le rapprocher de ton oreille, est-ce que, même si tu le presses un petit peu, est-ce que tu entends un petit bruit ?

00:34:19: Est-ce qu'il se passe quelque chose ?

00:34:20: Est-ce que tu entends un craquement, un frottement?

00:34:22: ?

00:34:24: Non, je ne peux pas le presser.

00:34:26: C'est dur.

00:34:28: Ça a été un petit peu difficile pour avoir un petit bruit, un petit craquement.

00:34:34: Ah, j'ai fait craquer.

00:34:36: Donc justement, ça va plus te amener à la gourmandise.

00:34:39: Et là, on va faire encore un pas de plus.

00:34:41: Et je te propose de mettre ta chips dans la bouche, mais sans la macher.

00:34:47: Parce qu'on a toujours tendance, et surtout dans les gourmandises, à aller vite, à vouloir la macher et à passer à autre chose.

00:34:54: Donc là, juste en la mettant dans ta bouche, Est-ce que tu ressens quelque chose, une texture, un goût, une température ?

00:35:03: Ben, elle a presque disparu.

00:35:05: Ça a fondu complètement.

00:35:08: Donc là, tu as ressenti justement que ça avait fondu.

00:35:12: Donc là, tu peux commencer maintenant à la mâcher très lentement, d'être en conscience, d'être en conscience dans la mâche.

00:35:19: Est-ce que le goût, il évolue un peu plus

00:35:21: ?

00:35:21: Et il a fondu complètement trop vite.

00:35:24: C'était trop vite.

00:35:25: Je peux reprendre ?

00:35:26: Bien

00:35:26: sûr.

00:35:28: On va les directement dans la mâche.

00:35:30: Comme ça, tu vas pouvoir le mâcher le plus possible.

00:35:34: On entend que ça craque.

00:35:35: Et justement, est-ce que c'est sucré, c'est acide, c'est doux

00:35:40: ?

00:35:41: C'est acide, comme du jus de citron.

00:35:47: C'est sucré, c'est rien.

00:35:54: Tu vois, tu es capable de poser déjà énormément de mots sur déjà ce qui se passe.

00:35:59: Donc il y a beaucoup de choses... qui vont émaner aussi de cet exercice qu'on verra au fur et à mesure.

00:36:05: Là, tu es vraiment en instance.

00:36:06: Tu es vraiment avec toi-même, avec ton ressenti, avec tes sens.

00:36:12: Et quand tu as fini, moi ce qui m'intéresse, c'est savoir comment tu t'es senti.

00:36:16: Est-ce que tu as eu des pensées ?

00:36:17: Est-ce que tu t'es senti vraiment dans l'instant présent ?

00:36:21: Est-ce que ça t'a permis de te concentrer ?

00:36:22: Qu'est-ce que tu peux me dire de cette expérience ?

00:36:26: Je pense que... J'étais trop excitée à manger.

00:36:31: J'étais trop dans l'envie et la curiosité.

00:36:39: Mais après, dans ce que tu ressens, est-ce que tu sens que tu étais présente dans l'exercice

00:36:43: ?

00:36:43: J'étais présente, j'étais ouverte.

00:36:45: J'étais liée aussi à ce que... des souvenirs que j'avais.

00:36:54: Tu as senti, t'es au niveau de Louis, de Lodora, tes sens.

00:36:58: Est-ce que tu as senti que tu t'avais mis en marche justement tes sens à ce moment-là ?

00:37:02: Oui, surtout le goût parce que ça m'a donné plein de textures différentes et de goûts différents en fonction de si c'était déjà fondu ou si c'était crunchy.

00:37:21: Et c'est des sens, par exemple.

00:37:22: Les sens, comme ce que tu es en train de me dire, c'est quelque chose que tu fais régulièrement où tu te rends compte qu'avec la vie qu'on a aujourd'hui, c'est quelque chose que tu ne fais pas.

00:37:30: C'est-à-dire que tu vas manger, tu n'es pas forcément consciente, tu es déjà sur des pensées, c'est ce que tu vas faire après.

00:37:34: Est-ce que c'est quelque chose là qui te permet de revenir au moment présent à ta conscience, à ton... au moment, en fait, à toi ?

00:37:44: Je suis revenue.

00:37:45: Je vois

00:37:45: ça.

00:37:45: Je suis de retour.

00:37:47: Moi, je sais que je prends beaucoup de temps à manger.

00:37:51: Donc je pense que je mange bien en conscience

00:37:53: parce que je

00:37:53: prends le temps pour m'astiquer énormément.

00:37:56: J'ai un problème de texture même au niveau alimentaire.

00:38:00: Donc du coup, je fais attention à toutes les textures que je prends.

00:38:06: Mais par la vue, par exemple, c'est plus dur pour moi de me concentrer sur quelque chose en particulier.

00:38:13: Je suis toujours trop...

00:38:15: beaucoup de stimuli autour de toi.

00:38:17: Donc peut-être qu'à un moment donné, savoir se concentrer, savoir se concentrer demande de l'énergie.

00:38:21: – Sur quel

00:38:21: un truc ?

00:38:21: – Ouais, demande de l'énergie.

00:38:22: C'est pour ça que l'exercice, le jeu qu'on vient de faire, ça permet vraiment de se recentrer quand on a une intensité émotionnelle qui nous arrive, au lieu de se dire qu'est-ce que je vais faire ?

00:38:34: Hop, on fait un exercice d'instant présent.

00:38:36: Donc il y en a énormément.

00:38:38: Là, j'ai proposé un exercice qui est connu.

00:38:40: Je ne lui ai pas nommé.

00:38:41: dévoiler un petit peu l'approche que je fais avec les athlètes parce qu'on nous travaille sur des jeux que j'improvise aussi, que je crée justement pour pallier au fait de se dire je vais à droite, je vais à gauche mais où je dois aller avec cette insensité hop tout de suite je baisse je reviens je suis dans l'instant présent.

00:38:59: je suis à ce que je fais je peux me mettre à cent pour cent dans ce que j'ai envie de faire en fait.

00:39:08: Merci déjà d'avoir fait ce petit exercice.

00:39:10: pour Pour être dans l'instant présent, si t'arrives avec un athlète qui ne sait pas bien identifier et comprendre ses émotions, qu'est-ce que tu donnes comme petit exercice ?

00:39:25: Dans quelle direction tu irais pour une première fois comme ça ?

00:39:31: Ça, c'est très intéressant.

00:39:32: En fait, comme on disait tout à l'heure, c'est une des capacités de l'intelligence émotionnelle, donc cette capacité à identifier ses émotions.

00:39:41: Une chose très simple, pareil, qui est connue, en fait, ça s'appelle la roue des émotions.

00:39:45: Qu'est-ce que c'est la roue des émotions ?

00:39:47: C'est un psychologue américain, Robert Plucci, qui a créé cette roue.

00:39:52: Parce qu'en fait, avec son travail, il a remarqué qu'on avait, bien sûr, nos émotions primaires.

00:39:59: On va pas tous les citer, mon lieu.

00:40:00: Souvent, on les connaît le plus, la joie, la tristesse, la colère, le dégoût.

00:40:04: Comme dans vice versa.

00:40:06: Exactement.

00:40:06: Comme

00:40:07: du Pixar.

00:40:08: Voilà.

00:40:08: Donc, c'est un très bon... D'ailleurs, je rebondis sur ce que tu viens de dire, parce que ça, c'est un... Même pour tous, même les adultes, c'est un très, très bon moyen d'apprendre aussi à exprimer ces émotions, à les repérer, à les identifier, comme la roue des émotions.

00:40:21: C'est-à-dire que... On va mettre les bases.

00:40:24: En fait, il y a toutes ces émotions primaires.

00:40:26: Et lui, il s'est dit, mais il y a des interactions.

00:40:30: entre ces émotions.

00:40:31: Donc une émotion primaire une plus une émotion primaire deux, ça va faire une émotion trois.

00:40:37: Et cette émotion trois, ça va être vraiment la vraie émotion.

00:40:40: C'est celle qu'on va vraiment ressentir.

00:40:42: Et avec ça, ça nous permet de guider.

00:40:46: On verra après.

00:40:47: Peut-être pour toi, ce sera peut-être mieux que je donne un exemple et puis après de dire à quoi moi ça va me servir.

00:40:52: Donc on va prendre la route des émotions déjà.

00:40:54: C'est un outil qui est très simple.

00:40:56: Allez, c'est une rosa, ça, avec toutes les émotions.

00:41:00: On va prendre un exemple.

00:41:01: Noemi, tu es athlète, tu vas faire ta première finale nationale en athlétisme, quand tu as vu l'athlétisme, et tu vas être dans les starting blocks.

00:41:12: Tu sais que c'est à ce moment-là que toi, en tant qu'athlète, tu vas te dire, j'ai peur, normal, il y a de l'enjeu.

00:41:21: Et si je foire mon départ et mon staff, Si je fais pas bien, qu'est-ce qu'il va penser de moi ?

00:41:29: Donc là, on sent vraiment que la première émotion, c'est la peur.

00:41:32: Mais toi, en tant qu'athlète, tu as souvent cette capacité-là, ce que tu as appris à anticiper.

00:41:39: Tu vas te dire, alors oui, ça veut dire qu'il faut que je parte, il faut que je mette tout dans mon départ, il faut que je sois gainée, il faut que je sois vraiment prête, tout se joue là.

00:41:49: Donc tu vas anticiper.

00:41:52: Une émotion, ça s'appelle l'anticipation, ton émotion, tu vas anticiper quelque chose, pas pour te rassurer, mais c'est presque instinctif.

00:42:00: Donc la peur, plus l'anticipation, donc si on regarde dans la roue des émotions, tu vas voir les deux, mais moi j'ai une roue que toi tu n'as pas.

00:42:08: Parce que j'étudie avec une roue, moi l'athlète a une roue et moi j'ai une autre qui fait les interactions entre les émotions.

00:42:15: Et donc cette interaction entre la peur et l'anticipation, ça va donner un stress, une anxiété.

00:42:22: Et ça, c'est beaucoup de discussions avec l'athlète parce qu'on n'arrive pas à dire, j'ai peur comme ça, j'anticipe, ça donne le stress.

00:42:29: Beaucoup de questionnements parce qu'on peut travailler aussi bien sur un entraînement

00:42:32: ou

00:42:33: sur une première finale, faire un feedback, comment tu as été, ben voilà, moi j'ai eu peur, j'ai eu ça, j'ai ressenti ça, donc moi je vais travailler justement avec la roue, la mienne aussi, part du questionnement pour arriver à dire, en fin de compte, c'est l'anxiété.

00:42:49: Si je n'avais pas cette roue, ça changerait beaucoup de choses.

00:42:52: Pourquoi ?

00:42:52: Parce que si l'athlète, on en vient à dire, j'ai peur, je vais affiner, parce que moi je fais un coaching sur mesure, donc je vais affiner mon coaching sur une émotion qui ne sera pas la bonne.

00:43:02: Ce ne sera pas juste de la peur.

00:43:03: Voilà, ce ne sera pas juste de la peur.

00:43:04: La peur, vraiment, c'est une émotion, on parle de survie.

00:43:08: La peur, c'est très, très, très fort.

00:43:11: Donc, on va discuter, on va essayer de rechercher des choses plus profondes.

00:43:15: qu'est-ce qui a fait que, qu'est-ce que tu as ressenti ?

00:43:17: Par un questionnement, jamais de l'athlète à aller un petit peu plus loin.

00:43:21: Alors là, on a vu pour toi l'anticipation, c'est quelque chose que tu as mis peut-être en automatisme.

00:43:25: Dès que tu as une peur, toi, dans ta manière de vivre, tu vas tout de suite anticiper, soit pour te rassurer, soit c'est une routine que tu as apprise, mais tu vas faire en sorte d'anticiper quelque chose pour un peu plus contrôler, tu vas vouloir au début contrôler,

00:43:39: équilibrer,

00:43:40: faire une balance tout à fait.

00:43:41: Et donc moi, en ajustant, hop, je vais trouver... que c'est l'anxiété.

00:43:46: C'est pour ça que c'est important et ça change tout pour moi parce que j'adapte.

00:43:51: Je vais viser juste, on ne va pas perdre du temps.

00:43:53: Et puis faire des séances, ça demande peut-être plusieurs séances, donc faire plusieurs séances sur la peur alors qu'on part normalement sur l'anxiété, le stress, on va partir dans quelque chose qui ne le concerne pas ou qui ne la concerne pas et on passe à côté d'un résultat et justement d'une gestion émotionnelle qui ne va pas être adaptée.

00:44:14: Du coup, c'est hyper important de même de faire du feedback après des compétitions, ce genre de choses, pour pouvoir bien identifier et qu'on est encore en tête les émotions qui nous sont venues, non ?

00:44:28: Parce que comme ça, ça nous permet d'aller à l'étape suivante.

00:44:31: C'est

00:44:31: très justement Dinoemi.

00:44:32: Le feedback est très important, que ce soit quand on en parlait tout à l'heure pour la préparation mentale, mais pour la préparation émotionnelle, c'est très important puisque l'athlète a besoin aussi de poser.

00:44:42: Il a besoin de digérer ces émotions et de poser, comme on disait tout à l'heure, de poser pour mieux comprendre, mieux identifier ce qui s'est passé pour mieux réagir.

00:44:54: On pose à l'écrit ou on pose à l'oral ?

00:44:57: Je parle dans le principe qu'un athlète est très à l'aise avec le monde artistique.

00:45:02: Je rencontre des athlètes qui sont très forts.

00:45:06: dans l'instinctif avec, par exemple, le dessin.

00:45:08: Ils sont capables, par exemple, d'exprimer leurs émotions par la voix artistique, par du dessin, par la peinture, etc.

00:45:16: Donc par le dessin, il y a des gens qui savent très bien s'exprimer et je retrouve des athlètes qui préfèrent exprimer, échanger avec moi sur quelque chose qui leur correspond.

00:45:28: Ça, c'est l'objectif.

00:45:29: L'objectif de faire de l'introspection émotionnelle, c'est de se faire plaisir.

00:45:33: Ça demande déjà beaucoup de choses pour la tête, ça demande de l'énergie, ça demande du temps, ça demande d'aller chercher des choses profondes.

00:45:43: Donc, si on peut s'exprimer par la musique, on le verra un petit peu plus loin, par de la peinture, c'est parfait.

00:45:50: Moi, ce que je te propose, c'est de parler d'un outil qui est très puissant, parce qu'il est intéressant au point de vue.

00:45:56: Identification des émotions, mais compréhension aussi.

00:45:59: Il peut faire les deux.

00:46:01: Je t'explique.

00:46:02: Je parle du carnet émotionnel.

00:46:03: Je vais me dire, mais qu'est-ce que c'est le carnet émotionnel ?

00:46:05: C'est quoi ?

00:46:06: C'est un peu comme un journal intime des émotions.

00:46:08: On reprend tout de suite peut-être un journal intime quand on était plus jeune.

00:46:11: Mais justement, c'est un carnet où on va pouvoir poser.

00:46:15: On reparlent toujours de poser des mots MOTS sur ces mots MIX, surtout ces émotions.

00:46:20: Je vais prendre un petit exemple.

00:46:23: Qu'est-ce qu'on peut... À quoi il sert ?

00:46:25: Je vais me dire.

00:46:25: Poser des mots sur ces mots.

00:46:26: Donc un carnet émotionnel, à quoi ça sert ?

00:46:28: Ça peut servir de plusieurs choses.

00:46:30: Ça peut servir d'une moyenne d'expression.

00:46:33: On n'est peut-être pas forcément à l'aise de dire les choses par voireale.

00:46:36: On va peut-être se dire, mais mon moyen où je me sens bien, celui qui m'anime, c'est d'écrire, de poser.

00:46:42: Peut-être que j'ai une bonne plume aussi, si je peux en profiter.

00:46:44: Donc je pose mes mots.

00:46:46: Alors pour certains athlètes, je vais prendre Alice.

00:46:50: On y reviendra après.

00:46:52: Mais Alice, au départ,

00:46:53: je travaille avec toi.

00:46:54: Voilà,

00:46:54: je travaille avec elle maintenant depuis qu'elle est partie aux États-Unis.

00:46:57: Alice est une athlète de demi-fonds, spécialiste du mille cinq cents mètres et du cinq mille mètres.

00:47:01: Elle a décidé de partir aux États-Unis pour aller chercher un peu plus d'intensité, de préparation, plus de moyens.

00:47:10: Les niveaux sont autres aussi.

00:47:11: Et elle s'est dit, les émotions, c'est quelque chose qui me parle.

00:47:16: Donc elle avait déjà une appétence pour les émotions.

00:47:19: Et elle m'a dit, ben oui, moi je suis prête à faire cette aventure.

00:47:22: C'est ce qui m'a plu aussi parce que c'est une aventure qu'on va aller à deux, parce qu'elle a des projets aussi à long terme.

00:47:29: Elle vise aussi les Jeux Olympiques de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'Olympique de l'O.

00:47:42: Et elle m'a dit, ce qui est intéressant, moi au niveau des émotions, c'est que j'en ai toujours plein, mais je ne sais pas, je ne sais pas, parfois commencer.

00:47:50: Elle me dit, je verrai bien l'écriture.

00:47:53: Je lui ai présenté aussi les différents outils, les différents moyens par lesquels elle pouvait s'exprimer, si elle était à l'aise par la musique, par plein de vecteurs, on va dire, artistiques.

00:48:05: Et elle était à l'aise par l'écriture.

00:48:07: Elle m'a dit, j'ai l'impression qu'il fallait que je trie mes émotions.

00:48:12: J'ai trouvé que c'était super bien imagé, parce que triez les émotions.

00:48:17: Je les questionnais et elle m'a dit, oui, on a toujours beaucoup d'émotions et on a besoin de les identifier.

00:48:26: Je ne sais pas comment faire.

00:48:27: J'ai dit peut-être qu'on peut partir sur un carnet émotionnel.

00:48:30: Nous, on a mis en place quelque chose qui lui ressemble, parce qu'après la discussion, mais ensemble, nous, on peut parler juste du carnet émotionnel.

00:48:37: comme si on en faisait un pour la première fois toutes les deux.

00:48:41: À quoi il va te servir, par exemple, comme on disait tout à l'heure, à poser tes émotions.

00:48:46: Mais c'est quelque chose qu'on peut se servir tout simplement.

00:48:50: Déjà, mettre sur un carnet émotionnel l'émotion du jour.

00:48:54: De faire peut-être le matin si on est à l'aise et de voir de le refaire le soir.

00:48:57: Ce qui est un intérêt, c'est qu'on peut voir au fur et à mesure de la journée comment nos émotions ont fluctué et de le relire derrière.

00:49:05: Donc de voir au début, la journée... C'était pas terrible, j'ai pas très bien dormi, l'émotion était pas... le mood était pas très sympa.

00:49:14: Je le pose, je fais ma journée, donc là, les émotions, toute la journée il y en a eu d'autres.

00:49:18: Et le soir, pourquoi pas?

00:49:19: avant de se coucher, de remettre l'émotion.

00:49:23: Je suis apaisée, j'ai passé une bonne journée et je me sens bien, je me sens sereine.

00:49:27: Et de refaire ça régulièrement pour voir si c'est les matins, comment tu fonctionnes le matin, comment tu fonctionnes l'après-midi.

00:49:33: Et puis après d'aller essayer de chercher, qu'est-ce qui fait que... Mes émotions sont impactées parce qu'en fait, il n'y a pas de mauvaises et de bonnes émotions.

00:49:43: Toutes les émotions sont mon apprendre, mais comment je... Qu'est-ce que j'en fais, en fait ?

00:49:47: Et avec les athlètes, c'est la même chose.

00:49:49: Toutes ces émotions qui sont écrites sur leur carnet, ça va nous aider par de la relecture.

00:49:54: La tête peut le relire de son côté, mais nous, on peut le relire à voix haute, chacun un fils qui veut.

00:49:59: Et en fait, ça va nous permettre aussi de comprendre son schéma de fonctionnement avant d'entraînement.

00:50:05: Ali, ça me dit toujours, mais c'est les quinze jours avant où je sens que je suis déstabilisée, il se passe beaucoup de choses, j'ai pensé, j'ai des insomnies, j'ai beaucoup d'émotions.

00:50:14: Mais ce carnet, ça va lui apprendre à poser les choses, à prendre de la hauteur, à relire avec moi sur peut-être certaines émotions de précise où elle sent qu'elle a des besoins et on va essayer de viser le plus juste possible.

00:50:27: Donc ça, c'est un outil qu'on peut se servir, mais tout le monde peut s'en servir et je m'en sers encore aujourd'hui.

00:50:30: Il

00:50:30: y a beaucoup de gens qui se mettent aussi au journal ligne.

00:50:34: C'est ça qu'on dit.

00:50:35: Et du coup, il faut se poser quoi comme question ?

00:50:37: Juste comment je me sens ?

00:50:39: Oui, en fait, il faut faire parler son instinct.

00:50:42: Comment je me sens ?

00:50:43: Peut-être se poser soi-même des questions.

00:50:45: On n'a pas hésité à se dire, ben voilà, comme tu viens de le dire.

00:50:47: Comment je me sens ?

00:50:48: Qu'est-ce que je ressens ?

00:50:50: Je suis crispée de... les sensations.

00:50:53: Peut-être mettre des mots, des phrases.

00:50:56: C'est vraiment ça laisse place à l'imaginaire.

00:50:58: Mettre des dessins, on peut le dessiner, on peut raturet, on peut faire ce qu'on veut.

00:51:02: C'est libre.

00:51:02: Donc il y a peut-être des personnes qui vont être plus littéraires, qui vont avoir besoin de construire un récit et de le poursuivre le lendemain.

00:51:09: et puis s'en fera peut-être un journal et pourquoi pas un jour un livre.

00:51:13: Mais chacun peut prendre ce carnet comme bon lui semble.

00:51:16: Du coup c'est très marrant parce qu'on a posé des questions à Alice, Alice se gagne et elle en parle de ce carnet.

00:51:25: Je te montre les vidéos.

00:51:26: Avec plaisir.

00:51:26: Et on les partage avec les gens qui nous écoutent.

00:51:30: Et quand je ressens que les émotions m'envaillissent un peu, maintenant, j'ai le réflexe d'écrire sur un carnet ce que je ressens et ça m'aide un peu à faire le prix dans ma tête et à comprendre ce que je ressens.

00:51:46: Donc ça, oui, c'est un outil qu'on a travaillé avec Delphine qui m'aide vraiment beaucoup.

00:51:51: Justement, c'est un très bon exemple.

00:51:53: Et puis il y a quelque chose qui me parle dans ce que Alice vient de dire, c'est de dire, j'ai le réflexe.

00:51:59: Donc ça veut dire que cet outil-là, ça la conforte dans le fait que de poser, de trier ces émotions, elle y voit plus clair.

00:52:07: Donc ça, c'est quelque chose pour moi qui... Je suis satisfaite pour elle parce que ça lui permet d'être beaucoup plus sereine, beaucoup plus apaisée, de prendre des décisions plus justement, plus optimales.

00:52:19: de prendre la confiance, on nous verra après que dans l'étape de l'intelligence émotionnelle, donc cette compétence qui regroupe toutes ses capacités, là, avec le carnet émotionnel, elle apprend à identifier ses émotions, comme on a pu le voir, donc c'est les nommés et les différenciers, et après les comprendre.

00:52:36: Donc le fait qu'elle ait son carnet, elle trit tout ce qu'elle a dans sa tête, elle les pose, et puis après ça lui permet de les relire et de convaincre ensemble pour faire après des debriefings, etc.

00:52:47: Une dernière vidéo.

00:52:49: Oui, vraiment, avec Delphine, j'ai appris à reconnaître mes émotions et à les accueillir, notamment en reconnaissant l'émotion et le symptôme qui est associé à mon corps.

00:53:01: Par exemple, des fois, je peux sentir ma gorge qui se sert quand j'ai peur, quand je suis stressée ou quand j'ai peur d'une échéance sportive.

00:53:12: Donc ça, ça a été une grande aide pour être bien performante.

00:53:17: Très juste aussi.

00:53:18: Elle parle

00:53:19: de symptômes.

00:53:20: Oui, je pense qu'on s'est arrêté sur le même mot, Noémie.

00:53:23: Elle parle de symptômes.

00:53:24: Comme quoi, l'émotion, elle se rend compte à quel point l'émotion, elle peut impacter son corps.

00:53:32: Il se passe quelque chose, elle dit, quand je suis stressée, j'ai un boule à la gorge, ça peut être mal de ventre, etc.

00:53:37: Et elle le ressent fortement.

00:53:40: Donc le fait de poser, d'écrire sur son carnet émotionnel, de comprendre ses émotions, lui permet justement d'être plus apaisée.

00:53:48: Donc on sent vraiment que ça lui fait du bien.

00:53:50: On le sent vraiment sur la vidéo, que c'est quelque chose qu'il anime aujourd'hui.

00:53:54: Et comment on passe à l'étape d'après une fois qu'on a identifié, on a compris ?

00:54:00: Qu'est-ce qu'on fait après ?

00:54:01: Alors, j'aime bien toujours revenir sur l'intelligence émotionnelle.

00:54:03: Je sais que c'est pas toujours évident et cette compétence, elle a toujours ses capacités.

00:54:08: Donc on a vu, comme tu viens de le dire très justement, on reprend toujours, on identifie ses émotions, on est capables de les différencier, de les nommer.

00:54:16: La deuxième emmène l'avoir, la deuxième capacité, c'est de les comprendre avec le carnet émotionnel, par exemple.

00:54:22: Et la troisième capacité, c'est de gérer ses émotions.

00:54:26: C'est un grand mot aussi de dire, je vais gérer mes émotions.

00:54:29: Comment on fait, quoi ?

00:54:30: Je ne gère pas du tout.

00:54:31: aussi, on peut dire ça.

00:54:32: Bien sûr.

00:54:33: Qu'est-ce que c'est, en fait ?

00:54:35: C'est qu'est-ce que je fais de cette intensité émotionnelle que je ressens plus profond de moi ?

00:54:41: Donc, je sais pas, toi, si tu as eu cet exemple quand tu faisais du cross-country.

00:54:47: Ouais,

00:54:47: je faisais du cross-country en compétition.

00:54:50: Ouais, non, je gérais pas trop.

00:54:52: Et je pense que c'est ça aussi qui m'a fait me dégoûter aussi de la compétition.

00:54:58: Parce qu'il y avait l'excitation, il y avait la peur, il y avait le stress, il y avait la frustration aussi de... des autres personnes qui me faisaient du mal, qui étaient très méchantes.

00:55:17: C'était vraiment horrible.

00:55:20: Mais j'étais de Rouen aussi, je faisais les mêmes compétitions.

00:55:22: Je pense qu'Alice faisait il y a quelques temps.

00:55:26: Donc, qu'est-ce qu'on fait dans ce moment-là ?

00:55:31: Il y a tout ça qui arrive et il faut qu'on redescende sur Terre.

00:55:34: Oui, tu

00:55:34: dis que c'est un trop plein en fait.

00:55:37: Ces émotions, on ne sait pas.

00:55:39: qu'on fait, elles

00:55:40: arrivent

00:55:41: les unes après les autres, on les cumule et puis on en fait quoi ?

00:55:44: Mais c'est

00:55:44: que des négatives.

00:55:46: Oui parce que pour toi, dans ta manière de voir les choses, elles étaient assez négatives.

00:55:51: Donc pour gérer par exemple toutes ces émotions que tu ressens en trop plein, même qu'elles soient négatives ou qu'elles soient positives, je te propose un jeu aussi très intéressant, un jeu qui est connu aussi.

00:56:01: On va faire ensemble la respiration diafragmatique.

00:56:05: Comme

00:56:05: au théâtre.

00:56:06: Ouais, bien parce que le théâtre, les chanteurs.

00:56:08: J'ai fait

00:56:08: du théâtre.

00:56:09: C'est super.

00:56:10: C'est quelque chose que tu dois, à mon avis, connaître.

00:56:12: Mais je pense que c'est toujours bien de la refaire.

00:56:14: Moi, c'est quelque chose que je fais tout le temps, tous les jours.

00:56:16: Je fais l'affaire avec toi, d'ailleurs.

00:56:18: Qu'est-ce que c'est, la respiration diaphragmatique ?

00:56:21: Et surtout, pourquoi parler diaphragme ?

00:56:24: On est au niveau du ventre.

00:56:26: Quand on est, on regarde aujourd'hui les bébés, ils respirent tous.

00:56:30: On voit leur vente qui monte et qui descend.

00:56:32: Au fur et à mesure de la vie.

00:56:35: le stress, les choses de la vie, toute cette société qui va vite, on a la respiration qui monte et qui arrive plutôt ici, Torax.

00:56:44: Et cette respiration, elle amène de l'anxiété.

00:56:47: Donc l'objectif, c'est de redescendre cette respiration, la ramener au Torax,

00:56:53: pour

00:56:53: amener plus de sérénité, de détente.

00:56:56: Donc moi, je le propose, on va le faire ensemble.

00:56:58: Si tu veux bien, on va commencer par juste mettre une main sur son ventre.

00:57:03: Tout le monde peut le faire.

00:57:05: Et une même version de diaphragme.

00:57:06: Tu peux fermer les yeux, les laisser ouvert, ça a peu d'importance.

00:57:09: Au début, je pense que c'est bien de faire comment on le ressent.

00:57:12: Et puis en même temps, de se dire, je suis là, je suis dans l'instant présent.

00:57:16: J'ai aucune pensée spéciale qui va arriver.

00:57:20: Si elles y sont, si elles y arrivent, elles arrivent.

00:57:22: On les laisse passer.

00:57:24: On s'y attarde pas et je t'aiderai justement pour qu'on revienne dans l'instant présent.

00:57:27: Parce que c'est ce qu'on va travailler.

00:57:29: Parce qu'on a vu tout à l'heure avec le travail de la chips.

00:57:32: Mais là, on va le travailler avec la respiration.

00:57:34: Donc je te propose de ressentir que ton ventre, ta respiration est d'inspirer et de faire en sorte que ton ventre monte, c'est-à-dire qu'il gonfle, comme si en fait, ta main, tu voulais pousser ta main.

00:57:48: Donc on peut même le faire à la maison en se mettant allongé sur le dos, jambe repliée, avec un livre.

00:57:54: Je trouve que l'exercice, il est sympa au début de mettre un livre parce que l'objectif, c'est de voir le livre qui se lève et au niveau de la poitrine, donc ta main gauche, elle ne doit pas bouger.

00:58:05: Donc, je te propose de faire une inspiration, mais tranquillement, de chercher ton rythme, sans forcer, et de voir quelle main... Moi, j'ai vu, oui, mais tu forces... Essaye de ne pas forcer, voilà.

00:58:17: Mais là, l'objectif, c'est de ne pas se dire quelle main va monter, c'est de se dire que je vais essayer de respirer dans l'instant.

00:58:24: On imagine comme si c'était une vague qui montait et qui est expire, et que tout est mauvais énergie.

00:58:31: Si tu as envie de les libérer, tu les libères.

00:58:34: et tu respires tranquillement.

00:58:36: Tu vas déjà c'est mieux et tu commences à te relâcher, à revenir dans l'instant présent.

00:58:42: Tu peux avoir des pensées aussi, c'est pas grave, tu peux les accueillir, leur dire que tu ne vas pas les nourrir, même si tu es visuelle, tu peux essayer de les transformer en petits nuages et même les laisser passer.

00:58:55: Et tu reviens à ta respiration, tu sens ton ventre qui se lève et tu sens à l'inspiration.

00:59:02: et tu sens ton ventre.

00:59:04: qui rentre à l'expiration.

00:59:06: Et tu essaies de chercher en toi ce qui te correspond le mieux en termes de rythme.

00:59:11: Je sens que c'est beaucoup mieux Noémie parce que là j'ai vu la main gauche qui ne bougeait plus.

00:59:19: Et je sens une relaxation chez toi au niveau de ton visage.

00:59:23: Je le fais en même temps, ça me fait du bien.

00:59:26: Toutes son formes.

00:59:26: Aussi des gens qui nous écoutent, déjà je suis déjà mieux.

00:59:30: Mais tu vois par exemple cette intensité qu'on peut avoir juste avant ?

00:59:34: On peut avoir une intensité de faire un podcast, ça demande aussi de l'énergie.

00:59:38: Ça nous a permis de redescendre d'un cran, de sentir un peu plus apaisé, d'être à ce qu'on faisait.

00:59:45: On était vraiment dans notre respiration et on est arrivés justement à baisser cette intensité pour pas qu'elle nous dépasse.

00:59:52: Et c'est là où la chose va commencer à être intéressante.

00:59:55: c'est qu'on va pouvoir passer à l'étape suivante.

00:59:58: De la courbe que j'ai toute à l'heure.

01:00:00: Et puis on voit là, on a pris un exemple de respiration diaphragmatique.

01:00:04: Il en existe beaucoup.

01:00:06: Je travaille avec les athlètes, avec beaucoup la musique, la musique guidée.

01:00:11: Je mets ma voix sur certaines musiques.

01:00:13: On le travaille, même s'ils sont musiciens, il faut y avoir des athlètes musiciens, s'ils ont envie d'exprimer, de libérer cette intensité.

01:00:24: Ça peut être de taper dans quelque chose, juste dans un coussin, même de faire des mouvements dans l'air, et puis y avoir énormément de choses qui fait qu'on baie cette intensité.

01:00:33: On se sent mieux, on sent qu'on est prêt à passer à l'étape suivante.

01:00:38: Donc l'étape suivante, c'est le levier.

01:00:41: C'est d'utiliser ça, cet état émotionnel comme levier.

01:00:48: Oui, tout à fait.

01:00:48: En fait, c'est l'intensité qu'on a su baisser dans l'étape d'avant, celle-là.

01:00:54: On va s'en servir pour justement en faire quelque chose, pour la transformer en bonne énergie, en levier de performance.

01:01:01: Moi, je dis, c'est notre boussole.

01:01:04: On va aller là où il faut.

01:01:05: Alors, c'est très difficile de le faire en podcast parce que c'est quelque chose qui demande de le faire en sportif.

01:01:11: Je lui fais faire des choses en direct, mais sur de l'instinct.

01:01:16: Donc moi, je ne peux pas faire quelque chose de concret puisque c'est... La dernière étape, elle se fait instinctivement en travaillant ensemble sur l'instant.

01:01:27: Donc ça veut dire... Et sur

01:01:27: les besoins aussi, s'il y a besoin de présence et besoin de puissance, concentration, ça peut être différent, ce qu'on a besoin aussi.

01:01:38: Chacun a des besoins différents.

01:01:40: Anne Métton, pour Alice, elle va avoir peut-être ce besoin.

01:01:44: Une fois qu'elle a géré cette intensité émotionnelle, elle disait tout à l'heure, et c'était très intéressant.

01:01:50: Ça parlait de symptômes.

01:01:52: La gorge nouée.

01:01:53: Pour quelqu'un qui court.

01:01:55: On

01:01:55: a

01:01:56: besoin de ça.

01:01:56: On

01:01:57: a besoin d'être libre, d'être libéré.

01:01:59: Donc cette intensité, son stress qu'elle peut avoir, une fois qu'elle a baissé cette intensité, on va essayer d'aller chercher là où mettre ce qu'il reste.

01:02:09: En fait, c'est comme si c'était ce petit delta qui restait.

01:02:11: Je le mets où ?

01:02:12: Elle va peut-être le mettre dans son sprint, s'il lui reste sans mettre à faire.

01:02:18: Elle va mettre cette énergie-là au moment qu'elle leur a choisi.

01:02:21: Et ça, on le travaille ensemble.

01:02:22: Donc un sprinter, ça peut être dans les starting blocks, comme on a vu tout à l'heure.

01:02:26: Je mets ça dans ma vitesse.

01:02:27: Et je peux mettre ça dans autre chose.

01:02:29: J'ai un ancien athlète que j'ai rencontré il y a quelques temps pour une interview sur notre chaîne YouTube, à qui j'ai posé quelques questions.

01:02:37: les mêmes que j'ai posé à Alice.

01:02:39: Et en fait, il disait quelque chose d'intéressant sur la redirection de l'énergie du mood.

01:02:45: Et du coup, je te laisse voir les vidéos.

01:02:49: Salut à tous, je m'appelle Enzo Thésiique.

01:02:50: J'ai vingt-cinq ans.

01:02:51: Je suis un ancien membre de l'équipe de France Nuitation plutôt spécifique du « Deuxcent mètres roll, deuxcent mètres catnage ».

01:02:57: J'ai eu l'occasion de faire les Jeux d'Olympique de Tokyo en deux mille vingt et un.

01:03:01: et puis j'ai été médaillé de bronze au championnat d'Europe en twenty-vingt-deux, on a envoyé quatre fois de son mètre Najdi.

01:03:06: De toute façon, mes émotions, elles ont un impact direct sur ma performance.

01:03:09: Je voyais très souvent être un meeting de préparation au lieu d'un peu plus longue dure et puis des gros championnats.

01:03:15: Ce qui faisait la différence, ce n'était pas seulement l'état de corps, mais c'était aussi l'état émotionnel où j'étais entre des champs-penas où j'étais extrêmement confiant avec beaucoup d'enthousiasme non-lits de Niak, et puis des fois des meetings de préparation où c'était un peu plus dur, avec un peu moins d'envie, d'enthousiasme très certainement, et ça a joué en tout cas sur les pertes que je faisais.

01:03:35: Je pense que la dernière fois où j'ai eu du mal à ressentir mes émotions, c'était sur mes derniers champions à trance.

01:03:39: C'était notamment en lien à une déception sur une de mes courses et c'était assez difficile de réussir de switcher.

01:03:44: C'était un état émotionnel un peu négatif, un état émotionnel plutôt de motivation, plutôt euphorique, puisqu'en attation on peut parfois enchaîner les courses très rapidement.

01:03:54: On peut avoir plusieurs courses dans la même après-midi, plusieurs finales dans la même après-midi.

01:03:57: Et c'est vrai que réussir à se fucher d'un état soit de déception, soit d'un état euphorique, un état beaucoup plus concentré, c'était un secret challenge.

01:04:06: Je pensais du style à ressentir mes émotions et puis à les laisser couler, à les laisser aller un peu comme ils sont.

01:04:12: Si par exemple je me sens frustré, laisser cette frustration passer.

01:04:16: Normal, ça ne filme toujours pas passer.

01:04:18: Et puis si au cas le cas, je vais essayer de bit changer un peu d'état émotionnel, je vais me concentrer complètement sur autre chose, sur des choses qui me font plaisir, sur des choses qui me donnent envie pour que je sois un peu plus performant et dans un meilleur bout.

01:04:30: Oui du coup, il redirige lui-même.

01:04:34: Ces émotions, cette frustration, il dit qu'il la laisse passer.

01:04:39: Pour toi, t'en penses quoi ?

01:04:41: En tout cas, c'est très intéressant comme témoignage, c'est un anzo, parce qu'en fait, ce qui me parle, ce que je retiens en premier, c'est que quand il avait des émotions, il est redirigé, mais vers autre chose.

01:04:53: Ce n'est pas la même redirection.

01:04:54: C'est-à-dire que quand il ressentait des émotions, il les contournait.

01:04:59: Il n'allait pas.

01:05:00: dessus, c'est-à-dire qu'il n'est pas au fond de lui pour essayer de bien les identifier.

01:05:07: Il les avait plutôt bien identifiés, mais après d'acheter des comprendre, pour après les gérer et les utiliser.

01:05:12: Là, ce que je comprends, c'est qu'il avait des émotions, et quand il les avait, il les laissait passer, c'est-à-dire qu'il ne va pas dessus, et qu'il allait faire autre chose, il allait se concentrer sur des choses qui lui donnaient du plaisir.

01:05:26: Donc là, ce n'est pas du tout moi le travail que je fais faire.

01:05:30: C'est-à-dire qu'on a une émotion, on reste dessus.

01:05:34: Et on va lui parler, on va faire en sorte qu'elle nous dise des choses.

01:05:38: Parce que cette émotion-là, si on ne la dit pas, on la laisse dans un tiroir.

01:05:42: Et par exemple, l'athlète peut aller faire autre chose, communiser, prendre du plaisir à prendre un bouquin ou aller vraiment se... concentrer sur autre chose, mais pour ne pas rester dans l'émotion.

01:05:57: Pour moi, il ne va pas.

01:06:00: Je ne sais pas si tu me suis.

01:06:02: Donc moi, c'est le chemin inverse que je souhaite que l'athlète fasse.

01:06:06: C'est surtout pour lui.

01:06:08: Parce qu'en fait, le fait de rester dessus, de travailler ce qu'on appelle l'intelligence émotionnelle, ça va permettre qu'il se connaisse mieux, qu'il ait plus de savoir, en fait, qu'est-ce que je peux faire pour répondre.

01:06:21: Qu'est-ce que je mets en place ?

01:06:23: Il a parlé de résilience, je pense, pouvoir switcher à un moment donné.

01:06:27: Cette résilience émotionnelle peut être rapide parce qu'il va connaître exactement comment il réagit par une émotion de déception.

01:06:34: Donc se connaître émotionnellement, c'est ça, je suis déçue.

01:06:37: Qu'est-ce que ça fait en moi, cette émotion ?

01:06:39: Parce que je sais que je la comprends, je suis déçue, c'est que j'avais mis des choses derrière.

01:06:44: J'avais une attente peut-être personnelle, une attente pour son staff.

01:06:47: Je suis déçue, donc ça engende quand même.

01:06:49: pas mal d'émotions, on prenait la rouille en travail derrière, ça peut aller loin aussi.

01:06:55: Et en fait, ce qu'on est émotionnellement, il peut se dire, ok, je sais comment je fonctionne, je sais comment cette émotion, ce qu'elle fait chez moi, dans mon corps, je sais souvent l'intensité.

01:07:06: qu'elle me fait, qu'elle me donne.

01:07:09: Et je sais comment la baisser par des exercices d'un instant présent, par des choses que nous, moi, je mets en place au niveau artistique, corporel et ludique.

01:07:19: Donc là, c'est intéressant de voir que l'athlète lui-même se dit, oui, j'ai l'émotion, il le sait, mais il y va pas.

01:07:27: Parce qu'il a dit, je contourne et je vais sur quelque chose qui me fait plaisir.

01:07:30: C'est comme s'il voulait un peu... C'est

01:07:32: dur de rester sur une frustration aussi quand on a une autre course qui nous attend juste derrière.

01:07:37: C'est pour ça qu'il faut savoir, il a dit, switcher très rapidement son état du moment.

01:07:42: C'est pour ça qu'il faut être tout de suite dans l'instant présent et se connaître.

01:07:46: Il peut mettre tout de suite en place

01:07:47: des

01:07:48: outils, alors des outils qu'il aura lui-même mis dans sa boîte à outils.

01:07:52: Moi, je donne des clés.

01:07:54: On travaille sur des jeux.

01:07:56: Après, l'athlète, il peut choisir les jeux avec lesquels il est le plus à l'aise, etc.

01:08:00: Donc oui, pour lui, ça lui permettrait de pouvoir aller plus vite, gagner du temps, switcher justement ce mood qu'il a, ce mood émotionnel qui n'était pas sympa.

01:08:12: Il disait, mais moi j'ai une course derrière à enchaîner, je ne me sens pas forcément bien à celle que j'ai faite d'avant, comment me remobiliser, etc.

01:08:19: Mais émotionnellement, ça, ça fait la différence.

01:08:22: Lui, il a travaillé plus sur quelque chose autour.

01:08:25: pour qu'on me voyait à l'heure plus avec un coach mental, je sais pas s'il a un coach mental, mais voilà, plus sur le côté, je maîtrise, je les ai en tout cas les émotions, ça c'est bien, mais je les maîtrise d'une certaine manière en me protégeant un peu autour, en faisant un peu ma petite carapace, en me mettant des choses que j'aime, d'aller dans des endroits ou voir des gens discuter, mais on ne reste pas dans l'émotion.

01:08:46: J'ai interrogé d'autres athlètes.

01:08:48: Parce qu'il y a un peu plus d'un an, j'avais aussi reçu une surface professionnelle française qui s'appelle Tessatissen.

01:08:54: Du coup, je vous partage à toutes et à tous, même ceux qui nous écoutent.

01:09:01: Ce qu'elle nous a donné aussi comme témoignage, je laisse parler dans l'extrait et on revient tout de suite à ma prochaine question.

01:09:08: Salut moi, c'est Tessatissen.

01:09:10: J'ai vingt-huit ans et je suis surface professionnelle.

01:09:12: J'ai été pendant plusieurs années membre de l'équipe de France et sur le top mondial en deuxième division.

01:09:17: qui est le Challenger Series.

01:09:19: Personnellement je suis super contente que le travail émotionnel prend sa place chez les sportifs de niveau parce que c'est vrai qu'avant je pense qu'on subissait tous un petit peu ces choses-là, ces situations-là, sans vraiment se rendre compte qu'effectivement on peut essayer de trouver des clés ou des solutions pour essayer de travailler sur ça et faire place justement à à une performance encore plus forte qu'avant.

01:09:50: Grâce à ça, ça peut être justement tourné dans le positif.

01:09:56: Et c'est ça qui me fascine en fait.

01:09:57: Je suis hyper ouverte et super intéressée de pouvoir faire ce travail là.

01:10:01: J'ai la chance d'avoir une super bonne équipe qui m'entoure pour pouvoir justement parler ouvertement de mes émotions, essayer de comprendre ensemble, essayer de trouver des solutions ensemble, notamment parce que je suis hyper sensible donc là.

01:10:14: C'est compliqué de gérer tout ça et encore plus avant quand je n'étais pas consciente de tout ça.

01:10:20: Donc je suis hyper contente de pouvoir être bien entourée et d'avoir des personnes aussi bien veillantes autour de moi.

01:10:26: Il y a deux choses qui m'ont marqué dans son témoignage.

01:10:32: La première, c'est psychological safety.

01:10:35: Je ne sais pas comment on pourrait dire ça en français, d'avoir un environnement.

01:10:41: qui soit

01:10:42: une bulle,

01:10:43: une bulle qui soit saine, bienveillante, où on puisse s'exprimer, surtout si on a un staff qui attend beaucoup de choses de nous.

01:10:52: Des fois, ça peut être peut-être mal interprété, mal vu d'avoir ces émotions qui puissent être partagées.

01:11:02: La deuxième chose, c'est qu'elle mentionne d'être hyper sensine.

01:11:05: Donc déjà, je me dis... En comparant mes compétitions, est-ce que je pouvais déjà avoir ou être vite submergée par la foule, les gens autour, les imprévus, je me dis c'était hyper sensible.

01:11:19: Peut-être encore plus besoin d'un accompagnement émotionnel sûrement.

01:11:23: Pour répondre à ta question, un grand oui, parce qu'on l'a vu tout à l'heure, je suis au potentiel émotionnel et j'ai une hyper sensibilité.

01:11:30: Et là, je reprends ce qui est intéressant, ce que dit Tessa, c'est qu'on me parle de la bulle.

01:11:35: Cette bulle émotionnelle est primordiale, cette bulle bienveillante où on peut être libre de parler de ces émotions, mais surtout aussi à voir quelqu'un qui soit là pour les écouter, pas que les écouter aussi, les entendre, puis aussi faire un travail de projection, puis s'ouvrir aussi le champ des possibles, les émotions ça... On peut faire énormément de choses avec la partie émotionnelle.

01:11:58: On peut aller jusqu'au rêve, on peut parler loin.

01:12:02: Et je trouve ça très intéressant aussi de dire que les émotions, oui, elles sont prises en compte aujourd'hui, mais le coach mental le prend en compte depuis des années.

01:12:13: Un coach mental, on l'a revu tout à l'heure, il parle aussi bien de fixation d'objectifs, comme on l'a vu, des routines, de performances, etc.

01:12:22: Mais il a aussi la partie de gestion émotionnelle.

01:12:24: Jusqu'à présent, c'est le coach mental qui avait la partie de gestion émotionnelle.

01:12:27: Mais dans sa gestion émotionnelle, il va travailler les émotions de l'athlète.

01:12:33: Comme j'ai repris tout à l'heure, il va l'aider à les maîtriser et à les contrôler pour qu'elle ne nuce pas la performance.

01:12:40: Et c'est là le switch pour moi qui est intéressant.

01:12:43: Quelqu'un dit « persensible » encore plus, puisque « épersensible » dit « émotion décuplée ».

01:12:49: Très... Tout l'estimule.

01:12:53: On a du stimuli partout.

01:12:54: On est très sensibles.

01:12:55: La première, aux ambiances, aux lumières,

01:12:58: aux

01:12:58: personnes, à leur énergie, à leur regard, à leur posture.

01:13:03: Je pourrais en citer énormément.

01:13:05: Donc on est presque un peu comme un buvard, c'est-à-dire on a une empathie.

01:13:09: Une éponge.

01:13:10: Voilà, une éponge.

01:13:11: Après, porter ça, ça peut être aussi un trait de personnalité, c'est-à-dire l'hypersensibilité, elle a chez elle.

01:13:19: Elle la développe au fur et à mesure.

01:13:21: Après, le haut potentiel émotionnel, c'est un profil.

01:13:24: C'est encore deux choses différentes.

01:13:25: Et dans le profil du haut potentiel émotionnel, il y a l'hypersensibilité, l'empathie, comme on a vu tout à l'heure, la pensée en arborescence pour reprendre, etc.

01:13:34: Donc, important, oui, pour une épersensible, de travailler surtout sur ses émotions, mais avec ses émotions.

01:13:42: Parce que de travailler sur ses émotions, on peut tous le faire.

01:13:45: Quand je m'entale, il le fait.

01:13:45: On travaille sur les émotions de la tête.

01:13:47: de là, à les identifier, vraiment les nommer, les différencier.

01:13:52: On reprend aussi encore d'ailleurs les comprendre, les gérer et savoir l'utiliser.

01:13:55: C'est ce qu'on appelle l'intelligence émotionnelle.

01:13:58: C'est une spécialisation que j'ai voulu faire parce que ça demande énormément de travail.

01:14:02: Je ne vais pas faire peur aux athlètes, mais ça demande énormément de travail, d'introspection personnelle.

01:14:09: C'est pour ça que je pense, et j'en suis convaincue, que c'est une partie qu'on devrait faire à part.

01:14:16: que l'athlète devrait voir avec quelqu'un à part.

01:14:20: Et surtout une hypersensible, déjà tous les athlètes en général, l'hypersensible a besoin de quelqu'un qui en face va comprendre tout de suite qui elle est, de quoi elle parle.

01:14:31: Et ça, ça demande énormément.

01:14:32: Parce qu'aujourd'hui, ça ne se travaille pas forcément si facilement.

01:14:37: Parce que l'athlète a aussi un moyen de fonctionnement, un moyen de voir le monde.

01:14:44: On est toujours Moi, j'ai une palette différente peut-être émotionnelle des gens autour de moi, mais ça va me demander aussi que quelqu'un soit là pour comprendre la même langue de laquelle je parle.

01:14:57: Et cette langue, elle est complexe, elle est dans une complexité, elle est dans quelque chose qu'on ressent, qu'on vit à travers nous.

01:15:04: C'est-à-dire, on en parlait tout à l'heure, on ressent des choses

01:15:07: profondes,

01:15:10: ça agit sur ce qu'on apprise de décision, etc.

01:15:13: dans notre corps, il parle, on a parlé de Boussole, mais notre corps, il nous guide, il nous dit, oh là là, il y a quelque chose qui se passe en moi, qu'est-ce que je fais de tout ça ?

01:15:22: Qu'est-ce que ça fait aujourd'hui ?

01:15:25: Aujourd'hui, l'émotion, par exemple, elle me fait quelque chose dans mon corps, et moi, je sais pas quoi en faire, mais j'ai quelqu'un en face de moi qui va comprendre que j'ai une particularité, une singularité dans ma manière de voir les choses.

01:15:40: Ça c'est super important.

01:15:42: Moi c'est ce qui m'a changé la vie aujourd'hui de comprendre ce que c'était que l'intelligence émotionnelle.

01:15:46: Alors on va dire oui mais Delfine elle dit c'est iné.

01:15:49: Oui c'est iné.

01:15:50: Moi je l'ai pas su pendant des années.

01:15:52: Je ressentais parce que ça peut être iné mais on s'en sert pas.

01:15:56: Parce qu'on se sent différent.

01:15:58: On sent que notre façon de voir le monde est en décalage ou ne correspond pas.

01:16:02: Donc on sait qu'on a quelque chose.

01:16:04: Et moi, j'ai mis sur le côté, comme j'ai fait le golf après, j'ai mis sur le côté, et j'ai réappris à me faire confiance, à me dire ce que je ressentais, mais c'est peut-être ça la personne que je suis.

01:16:16: Et j'ai remis en avant mes émotions, je les ai remis, c'est surtout le Bernabout, en abodiant.

01:16:21: Moi, j'ai attendu qu'il y ait quelque chose.

01:16:23: J'aime bien, je parle plutôt aujourd'hui de prévention, et moi, ça m'a servi aussi, parce qu'on ne parlait pas d'émotion avant, donc aujourd'hui, on a la chance de pouvoir parler d'émotion, on peut s'en servir avant.

01:16:34: qui se passe?

01:16:34: un burnout, une blessure grave, parce que ça demande de la résilience derrière, et d'avoir quelqu'un justement qui va être là pour comprendre que votre singularité va vous apporter quelque chose, elle va devenir une richesse, ça c'est super.

01:16:50: Merci beaucoup pour nous avoir fait découvrir ce sujet, c'était vraiment passionnant et j'espère que ça inspire.

01:16:58: des super-athlètes qui nous écoutent.

01:17:01: En règle générale, je trouve même que c'est un bon parallèle.

01:17:07: avec ce qu'on peut vivre au quotidien, donc il n'y a pas que les athlètes qui peuvent avoir besoin de prendre en compte leurs émotions, parce qu'on le disait tout à l'heure, c'est lié aussi au corps, c'est lié à notre état.

01:17:21: Si chez vous, vous souhaitez continuer à suivre Delfine, ça se passe sur ton site internet Delfinobert.com.

01:17:29: Déjà, merci Noémie de m'avoir permis de pouvoir déjà exprimer mes émotions avec toi en direct, parce que moi... ça me demande toujours pour même un travail comme ça, d'un podcast.

01:17:38: Mais ça, je ressens maintenant chez moi de la puce de richesse puis une palette de couleurs qui est beaucoup plus profonde.

01:17:46: De me laisser aussi m'exprimer sur quelque chose de nouveau, parce qu'on sait que la nouveauté fait souvent peur.

01:17:52: Voilà, on parle du coaching mental, du coaching physique, du coaching technique.

01:17:59: Et aujourd'hui, dans un monde comme tu disais de performance, de puissance, que je puisse On peut aussi dire qu'il y a une place pour la sensibilité.

01:18:07: On est avant tout des êtres humains, des femmes, des hommes qui ressentent des émotions tous les jours et ça c'est vraiment important de vivre avec.

01:18:17: C'est être bien avec soi-même et avec son corps, et de pouvoir avancer en toute sérénité.

01:18:23: Et moi, je l'ai toujours avec calme, équilibre et sérénité.

01:18:27: Voilà, merci en tout cas.

01:18:28: L'équilibre, c'est très important.

01:18:30: On le répète vraiment dans tous les épisodes de Housewives.

01:18:32: Donc j'espère qu'on va continuer à aborder des sujets aussi passionnants que le tien que tu nous as porté aujourd'hui en attendant le prochain épisode.

01:18:42: Prenez soin de vous avec Soda Naturelle.

01:18:49: Toi tu prends des compléments alimentaires ?

01:18:50: Je prends des compléments alimentaires parce que je fais beaucoup de sport.

01:18:52: Donc je fais le dimanche, je mets pas que.

01:18:54: Dès que j'ai du temps libçu au sport, je prends des compléments alimentaires.

01:18:58: Alors certains, plus régulièrement, d'autres en cures.

01:19:01: Donc je prends le magnésium, alors bicyclinate, voilà, je vais la thé.

01:19:05: Donc ça, je prends pratiquement régulièrement, surtout avec le sport, je pense qu'on a besoin.

01:19:10: Alors pour les gens aussi qui ont une tendance au stress et qui... vont faire après ce travail émotionnel.

01:19:16: C'est important aussi le magnésium parce qu'avec ce stress, le magnésium a tendance à diminuer.

01:19:22: Je prends aussi de la vitamine C. Moi, je le prends si nos rodents, mais je peux le prendre aussi dans d'autres versions.

01:19:30: Alors, les oméga-trois, je peux les prendre aussi bien par l'alimentation, donc par les l'huile de l'un que par beaucoup d'oméga-trois.

01:19:39: Je consomme beaucoup de macros, sardines, le saumon.

01:19:43: Après, je prends de la spiruline.

01:19:46: Ça, c'est quelque chose que je connais depuis maintenant vingt ans en paillettes.

01:19:50: Et ça, c'est de la protéine.

01:19:52: Donc, soit je reste sur la spiruline, soit je vais sur la protéine de chambre, ou la protéine de riz qui m'amène aussi beaucoup de protéines en plus, parce que voilà, je trouve que c'est important, je suis flexitarienne, donc voilà, je fais attention aussi, je suis quelqu'un qui est toujours cette... culture, aussi alimentaire.

01:20:09: J'ai une très bonne éducation alimentaire, et ça c'est important.

01:20:12: Je prends aussi, et j'adore d'ailleurs celui de chez vous, la Chwagandha.

01:20:15: La thé.

01:20:16: La thé, que je me mets avec une petite touche de cacao en poudre et un petit peu de... de café, de petit grain de café, lyophilisé, et ça, ça amène beaucoup de... C'est chaleureux, avec la choire en oeuvre pour le stress, ça permet de... C'est très réconfortant, je trouve, comme boisson.

01:20:35: Qu'est-ce que je prends aussi ?

01:20:36: Je prends... Je prends de la hélicine

01:20:38: glutamine.

01:20:38: Oui, je prends de la hélicine glutamine.

01:20:41: Et ça, c'est aussi la fluorine stéthinale.

01:20:43: Je prends des probiotiques.

01:20:45: Je fais des cures aussi.

01:20:47: Du collagène marin aussi, tout ce qui est... pour les... tu vas m'aider, les articulations.

01:20:53: Ça, c'est super important aussi.

01:20:54: Voilà.

01:20:55: Je ne suis pas la course au complément alimentaire, mais je les varie.

01:21:00: Pareil, j'écoute aussi mes émotions, mon corps.

01:21:03: Et en fonction des émotions et de ce que je ressens, je vais tendre plus pour faire une cure de tel ou tel produit.

01:21:10: Voilà.

01:21:11: Ça, c'est comme quoi ?

01:21:11: Ça peut être lié aux émotions... Malgré

01:21:12: la bonne éducation alimentaire, elle a besoin de complément.

01:21:16: Oui.

01:21:17: Merci pour ta petite liste

01:21:19: personnelle.

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